Le tour de mon monde en 80 articles

Un blog idiot, avec un nom idiot, tenue par une idiote... De quoi parlerons nous dedans ? Mais de choses idiotes, bien sûr. Allant des séquences semie-romancées de ma superbement papas-ssionante vie, à une colonie d'opinions littéraires, musicales et artistiques sans intérêt, en passant par beaucoup de poésie de goutière. Chouette, quel programme, mes amis !

mercredi 6 mai 2009

J'ai un projet, devenir folle...

... Et la prépa va m'y aider.

D'ailleurs, je suis déjà en bonne voie, à taper ce message à quinze heures alors que ma chère et tendre petite dissertation de littérature toque dans ma tête depuis une bonne heure pour me signifier qu'elle doit impérativement naitre avant demain.

Mais qu'à cela ne tienne, je ne sais pas trop quoi écrire, mais je l'écris.. et... Ah, oui ! Et en fait non... Je vais laisser cet article là en paix pour quelque temps (Pour ne pas abuser de la crédulité de vos jeunes et intrépides neurones qui ne craignent pas de se dessécher par grappes en s'attardant dans l'coin, et ne pas décimer les frêles espoirs que ce pauvre petit article aussi rachitique que ma moyenne de géographie auraient éventuellement pu faire naitre en vos âmes troublées (ou non, en fait j'en sais rien, mais j'voulais un adjectif... Pour le rythme d'la phrase, 'comprenez ?) quant à une prochaine floraison de céans, je m'abstiendrais de vous jurer fallacieusement de revenir étoffer cette chose dans trois semaines, sitôt qu'un semblant de liberté m'aura été rendu par mes geôliers (la permission de faire un tour hors de ma cellule, toute de bouquins collection bibliothèque universitaire constituée, par exemple, entre autres espérances ayant mûri en mon sein de forçate des lettres, tout jauni et fripé avant l'heure. )
En un mot (une phrase, plutôt) si je ne défuncte pas d'un infarctus du myocarde suite à une trop grande émotion, en achevant de contourner le dernier écueil partiellaire de l'année, il se peut probablement (nepaspromettrenepaspromettrenepaspromettre... et caetera) que je revienne ici vous baratiner la tartine au litchi à propos de la dernière pièce de théâtre que je suis allée voir (une fois n'est pas coutume... Il faut que je veille à ce que ça ne devienne pas trop axé sur la culturation du champ encéphalique, par ici, hein ? Ou alors la culture des navets, seulement..... )(Oui, je suis pa-pathétique.), visse minze Hamlet (on va rester dans la thématique de la folie, tiens.) aux célestins de Lyon, passke c'était vraiment bien, même si j'en profiterait tout de même un peu au passage pour lancer un appel qui vient du fond du coeur. Pourquoi diantre le grand diable au corps moulé d'après un portrait cubiste qui incarnait le petit prince de Danemark a-t-il éprouvé le besoin de se défroquer avant d'aller bastonner son ex-potentiel beau-frère, dans la fosse de son ex-potentielle fiancée ?
La chose n'a pas été pour me déplaire, comme mes assidus lecteurs n'ont probablement manqué de s'en douter.... Mais... M'enfin, comme dirait l'autre.

Allez, ce sera tout pour cette après-midi. J'entr'aperçois Aragon par la porte de ma chambre ouverte, qui vient juste d'achever de fixer de lourdes chaines rouillées aux accoudoirs de mon fauteuil. Que dieu vous garde, et qu'il se montre plus clément envers vous qu'il ne l'est actuellement envers moi. (les jérémiades, ça coûte pas trop cher, et puis ça fait du bien, n'est ce pas ?)


péèsse... J'allais oublier, à propos du titre, qui, vous l'avez compris, n'est définitivement pas sorti des méandres depuis longtemps taries de mon imaginaire phtisique, mais à plutôt été accordé au masculin il y a un siècle et demi par Dostoievki(-chichinouchouni), peu avant la clôture d'une lettre à son frère. C'est fou les similitudes biographique qu'il y a entre nous, n'empêche : tous deux cueillis dans la fleur de l'âge pour être déportés au fin fond d'un goulag d'où la lumière ne filtre que rarement... Sauf que moi, je me suis moi même constituée prisonnière. Mais mon penchant masochiste n'est désormais plus un secret pour personne... Iseunt itte ?

Et pis cadô tout de même, passke les derniers râles d'agonie d'une prépateuse à l'emploi du temps lourd de moults tâches qu'Héraklès n'aurait pas dédaigné, c'est pas drôle quand c'est pas illustré. Croquitage à Milan, le mois dernier. C'est pas bien joli, mais on va dire que l'dessin est à l'image de la ville : plutôt moche.




mardi 18 novembre 2008

I stuck around St. petersbuuuurg, And killed the Tzar and his ministeeeers ! Yéah ! Comment ça swouingue !

Bonjour à vous, chers lecteurs.

(Ouh, que de froid formalisme. Mais ’faut pardonner à mon humeur sombre et par ailleurs assombrissante. Elle n’est que le malheureux produit d’une multiplications de facteurs négatifs ( Septs partiels distinguables à l’horizon de la semaine naissante, multipliés par une kyrielle de résultats désespérément bas, dont le plus haut représentant ne parvient qu’à grand peine à cogner contre la glace du 10, tandis que le reste se les gèles dans un glacial bain de médiocrité à 8(degrés), multiplié par un nombre relativement conséquent de devoirs à faire/réviser, le tout ajouté, enfin, à une déprime pernicieuse et persistante qui ne semble pas encline à gicler son vilain nez crochu de mon esprit; égal non pas le pied à titi… Euh… Le nez à tata… Non ! La tête à toto… Bref, mais égal un humour régressif et aussi plat que ma vie sentimentale… Uhuh… Conclusion magistrale nan ? )


Bref, et une bonne chose de faite - à savoir mon introduction. Puisque pour moi, la première phrase est toujours la plus douloureuse, et j’en accouche avec forces pénibles efforts, ahanements mentaux, gémissements stériles et autres modes d’expression d’une peine innommable et inhumaine. Hélas, tant qu’un bon docteur ne se sera pas décidé à mettre ses neurones au service des scribouillards en mal d’inspiration dans mon genre, pour inventer la césarienne spirituelle, je serais condamnée à souffrir pour longtemps encore. Mais à présent puisque je suis lancée, continuons à écrire et enchaînons sur ce dont j’avais l’intention de vous parler lorsque je me suis attelée à rédaction de cet article tortueux et tout souffreteux, à savoir la note précédente. (oui, j’avoue que sur ce coup, j’ai mal négocié l’enchaînement des idées.. Tsss, ss’pas avec ça que je réussirais à survivre deux dans l’hostile jungle prépato-tropicale. Va falloir que j‘affute encore un peu ma plume-épée-de-bois, comme le petit poulou…(De l‘humour de prépateuse, tiens, justement ! C‘est l‘indice premier de la débâcle de mes fonctions intellectuelles) (Juste pour souligner : parenthèse-fleuves. Ze retour. On apprécie l‘effort que je fait pour renouer avec mes anciennes pratiques bloguesques malgré 10 mois de d‘ignominieuse et lâche désertification.))

Z’avez vu, en dessous, l’obscur bloc de texte, surmonté d’un signe semi-cabalistique à la place duquel était sensé se trouver une image, et traitant de la prolifération des champignons mondialisés en milieu Gaudi-esquient?
Pas de titre farfelu, pas d’avis au lecteur multilingue, pas d’humour semi-condescendant au pouvoir d’action douteux sur les zygomatiques, et enfin, pas, non plus, de longues phrases alambiquées semées d’adjectifs et de barbarismes divers, si caractéristiques de mon style.
Toutes ces étranges lacunes, mes cocos rouges, ne peuvent avoir qu’une seule et unique explication : il ne s’agissait en fait, pas d’un vrai article.
D'ailleurs, ce n’est même pas moi qui l’ai écrit. Sauf pour deux phrases, deux toutes petites phrases en début de paragraphe que les habitués de céans et les fanatiques inconditionnels de mon style méandreux identifieront sans peine. (Un sucre à celui qui trouve le premier). Pour le reste, le copie-ratte et les droits d’auteurs reviennent entièrement à ma camarade de goulag Laura P., qui s’est très gentiment proposé d’inscrire mon nom à côté du sien en haut de ce commentaire avant de le rendre à monsieur géographie qui nous l’avait commandité.

Vous l’avez donc compris, vous, mes futés petits lecteurs, ce n'était là qu’un exercice purement scolaire, sensé conclure en beauté 5 jours de promenades, de rêvasseries, de balades, d’errances, dans la mère cité de Gaudi. (promenades d'ailleurs ponctuées de " oscour j’ai perdu mon chemin", de " ousskecè le point de ralliement de la classe déjà", de "wahunmagasindemusique il me faut vite aller y claquer les maigres reliefs de ce qui fut mon alloc' boursière du mois en partitions pour piano de Rachmaninov que je suis de toute façon incapable de jouer vu mon niveau" (Mais j'men fiche parce que.... Rachmaniniiiiiiiih ! *hurlement de fangirl hystérique*) , de "pauses croquitages à tous les coins de rues parce que, comme la pauvre petite tête de linotte que je suis, j’avais oublié mon appareil photo"…. Et cætera, et cætera (écris en entier, passke naoow je suis officiellement latiniste traductrice amateur de Tite-Live).

L’exercice consistait à commenter une photographie au choix, volée au hasard d’un carrefour, ou, au contraire, savamment cadrée depuis les hauteurs de la pedrera qui permettent d'embrasser d’un seul regard, l’éclectisme unique de la fourmillière barcelonaise (cette métaphore là, je le confesse, était facile… Mais comme beaucoup de mes consoeurs l’ont également utilisé, ça me nettoie un peu les mains et la plume)…

Bref, mais je suis sûre que persiste dans vos esprits (si tant est que quelqu'un ai compris le sens de mes scribouillages fumeux), ze question existentielle : qu’est-ce qu’un commentaire de paysage géographique - exercice littéraire sérieux - vient faire sur ce blog d’essence éminemment stupide, et donc peu enclin à accueillir des travaux de ce genre ?

Je répondrais en toute simplicité (sisi j’vous jure…..Hum… Eh ! J’en vois qui ricanent dans le fond !) que connexion défectueuse + messagerie hotmail qui refuse obstinément de faire passer votre pièce jointe + heure tardive et sacs-valises lafuma (petit r dans un rond) sous les yeux = solution de la dernière chance, à savoir poster le commentaire vaguement modifié par mes soins sur un support tiers (Iciiii, juuuust hiiiiyeur !) (Bondiou quel refrain…) (…..) (vive les parenthèses) (inutiles), de sorte que ma camarade puisse le copier coller sur son ordinateur sans avoir à pâtir des sautes d’humeur èmèssèniesques de son mail.
J’avais d’ailleurs l’intention de le supprimer sous trois jours, mais - Oh surprise, Oh miracle plaisant quoique malvenu - entre temps, sous ce non-article, avait poussé un petit commentaire. Et depuis ben, j’ose plus le supprimer… En un mot, pour résumer concisément ma pensée, je conclurais par cette morale sous forme de sonnet (on sent l‘influence de mon récent plantage en explication de texte… C’est décidé, Ronsard n’est plus mon copain, et je suis allergique aux roses ! Na!)

Et quand désirant un commentaire,
la blogueuse égotique, des pléonasmes énamourée,
N’en obtient point - son chez-elle demeure désert,
Elle lance son appel de monologueuse esseulée :

« Lââââcheeeeez moi des cooooommms ouuuiiiin ! »
Glapit-elle aux quatre vents,
Mettant à mal sa glotte par ce chant,
Qui - hélas - d’échos ne trouve point.

Mais, qu’elle espère - une fois, UNE,
Que contre sa nature profonde elle désire,
Voir ses écrits demeurer sans réponses aucune

Alors, et soyez-en assurés, mes frères,
Aussi certainement que le soleil demain se lèvera,
Cette seule et unique fois, à coup sur, elle en obtiendra.

(les rimes sont un peu hasardeuses, souvent forcées, mais en fait, zut)
Brèfle… Mais je ne me plains pas …. Nononon. Ça m’a même donné envie -tenez vous bien - de vous raconter le détail de mes pérégrinations barcelonaises… Enfin on verra ça après les partiels, offe-course.

Allez, bien à vous et Do Zvidanya

Pé-èsse : <---- là bas, c’est mieux qu’ici….

Et pssiit, concernant mon titre :




Il parait que cette chanson aurait été inspirée à meussieu Jagger par Le Maitre et Marguerite, c’est à dire le chef d’œuvre iconoclaste de Boulgakov que je suis actuellement en train de lire, au lieu de réviser mes partiels... (Quelle mauvaise fille je fais, décidément.)

dimanche 9 novembre 2008

a



Nous voici devant l’enseigne d’un Mc Donald, oui c’est bien l’enseigne classique de cette chaîne de restauration, un « M » jaune sur fond rouge ; mais alors s’agit-il d’un restaurant américain, français, italien ? Et bien, si on observe plus précisément les inscriptions « Davant casa Battló » on constate qu’il s’agit d’un Mc Donald catalan et plus précisément barcelonais. Oui, ce panneau se trouve exactement à l’angle du passeig (passage) de Gràcia et de la rue Provença, face à la Pedrera. Le panneau du restaurant se trouve donc à l’entrée de la Pedrera mais le restaurant lui-même se situe devant la casa Battló, comme il l’est indiqué sur ce panneau publicitaire. Ce restaurant a donc l’honneur infime de côtoyer l’une des nombreuses perles architecturales léguées par Antoni Gaudi à sa ville natale. Bien qu‘elle n‘ait pas échappé à l‘invasion du M jaunâtre sur fond d‘écarlate, comme nombre de ses jumelles européennes, Barcelone se trouve néanmoins être une ville d‘exception, qui revendique activement sa singularité et la richesse de son patrimoine artistique. Elle accueille aujourd’hui plus de 1 595 110 de Barcelonais, ce qui en fait la deuxième ville la plus peuplée d’Espagne et la dixième au niveau européen. Capitale administrative et économique de la Catalogne, elle se trouve par conséquent à la tête d’une des plus importantes communautés autonomes espagnoles. La Catalogne étant en effet la principale région industrielle du pays. En plus d’être une grande ville industrielle reliée au niveau national et international par ses nombreuses autoroutes, son aéroport et son grand port, Barcelone est également un précieux berceau culturel. En effet, les touristes affluent en masse pour venir visiter tous ces lieux « touristiques », dits « incontournables ». Ils parcourent alors la ville à pied, en métro, ou en bus touristique, voyagent dans le passé depuis l’époque médiévale, grâce au musée d’histoire catalane et au quartier gothique, jusqu’aux temps du modernisme et des œuvres de Gaudi. Une palette de lieux divers s’offre donc au touriste et à son regard, qu‘il n‘appartient qu‘à lui de visiter dans l’ordre de ses désirs. Le parcours incontournable consistant à suivre les traces de Gaudi. Et il est vrai que nous ne pouvons que recommander à ce touriste d’aller déambuler dans le parc Güell, de grimper sur le toit de la Pedrera, de se faufiler dans les tours sans fin de la Sagrada Familia, de contempler la façade singulière de la casa Battló. Gaudi avec son architecture moderniste nous fait pénétrer dans un autre monde, dans un univers magique, hors du temps et des hommes. De l’intérieur de l’appartement de la Pedrera nous observons le monde de la rue. Des personnes qui se précipitent sur les passages cloutés, des voitures qui prennent le relais en démarrant une fois le feu passé au vert, des phares, des lampadaires, des klaxons, le panneau de Mc Donald tout en bas, tout petit dans le coin, et nous dans cette bulle protectrice, dans cet immeuble qui reflète jusqu’au bout de ses poignées de porte l’univers de Gaudi. La nuit est tombée, nous retournons dans le monde de la rue, en plein centre de Barcelone. Les bus touristiques continuent de circuler entre les taxis jaunes et noirs et on entend parler catalan, quelques fois espagnol. Il y a du monde partout, des gens sortent du travail, d’autres des boutiques, d’autres encore s’arrêtent devant l’entrée de chacun des bars pour admirer les nombreux plats, « bocadillos », « tapas » exposés derrière de petites vitres. On est alors absorbé par la vie qui se dégage de cette ville car Barcelone ce n’est pas qu’une facette touristique, Barcelone c’est également la ville de milliers de Barcelonais, une ville remplie de couleurs, d’odeurs, de sons, une ville remplie de vie.

dimanche 12 octobre 2008

Artiqueulle en construkcheune

Miamia, un front large et lisse, et beau, et pâle, et sévère, et lourd, qui domine majestueusement la finesse rondelette d’un visage de fillette. Deux lignes claires et minces, fuyant vers les tempes blanches où frise un duvet doré, et surlignant la clarté limpide d’un regard égal. Deux yeux d’un bleu pur, sur lesquels chacun des mouvements de l’âme glisse comme une ombre furtive et éphémère. Les pommettes rosées, légèrement saillantes. Le nez mignard, long, droit, à croquer. Les lèvres fines et diaphanes. Un grain de beauté sur la joue gauche, et, souvent, un petit bouton sur la narine gauche. Lorsque Miyamia pleurait, tout son mignon petit visage se retrouvait serré, tiré, pincé en cercles concentriques autour d’un point unique. Les commissures relevées, le front baissé, le nez froncé, les joues tombantes. L’épicentre de sa douleur semblait le bouton rouge de sa narine. Miamiya et sa poitrine pubescente. L’ondulation à peine marquée des formes de sa gorge. Le charme de ces deux bossellettes trop petites pour ne pas être fermes, que je pouvais agripper et contenir pleinement dans l’une de mes mains. Les petits boutons roses qui s’épanouissaient à leur base en une tache rougeâtre, au sommet de ses seins, si tristement peu réceptifs à mes baisers. Un soupir affolé, une rougeur subite, un petit bras potelé qui se lève et masque le regard. Et quel petit bras ! Rond, lisse, recouvert d’un abondant duvet de poils dorés, gracieux, gracile, prolongé d’une main adorable. Des doigts comme des sucettes. Miyamiya et sa croupe rebondie, en forme d’abricot, que je ne manquais jamais d’embrasser. Un corps de nymphe fait pour moi, juste pour moi. Camilla mia.


Priviet à tous, lecteurs fantômes et probablement désormais inexistants.

Faut pardonner à la médiocrité de mes divagations de pucelle travaillée par ses hormones. Stop. Ce qui précède est un extrait de mon nouveau futur roman phare. Stop (Vive le style télégraphique. Dix mois sans rédiger d'article blog m'ont fait oublier l'usage des connecteurs logiques). Je l'ai écrit hier soir à trois heures du matin après 6 mois de stricte abstinence littéraire, à peine violée de temps à autre par la composition d'une dissertation d'histoire ou de philo.


Me concernant, je suis à présent en hypokhâgne, merci, applaudissez. J'ai ignominieusement planté mon bac et n'ai obtenu qu'une minuscule et cacaproutteuse mention A-B sur laquelle je ne m'étalerai pas plus, histoire de vous épargner mes jérémiades de bachelière frustrée.
Et damned, je me rend compte que je n'arrive décidément plus à écrire... Je vais tâcher de me réhabituer doucement. Pour l'instant, je laisse cet article en suspend (d'où mon subtil titre) et y reviendrait probablement sitôt que je me sentirais d'humeur plus loquace et plus joyeuse, pour vous parler de toutes mes nouvelles inclinations d'adolescente en fleur (Nicolaaaaaasss (Vassiliévitch, Gogol. Précision à l'usage de ceux qui m'accuseraient de manquer à la légendaire neutralité politique de céans), Ya tébya Lioubliou !), ainsi que de mes graves questionnements métaphysiques de prépateuse perverse (Werther est-il érotomane ? Et, en (re)lisant Germinal, je m'interroge : Zola avait-il une vie sexuelle épanouie ?)

Do zvidanya mes cocos !

Péèsse : Si quelqu'un lit cet article, qu'il ait la bonté de se manifester en commentaire. Non pas que je sois à la recherche (du temps perdu ?) de généreux lââââcheeeurs de coooomz, mais une petite trace laissée au passage, surtout après 10 mois d'absence, ça fait toujours plaisir... =)

Péèsse, le fils : Histoire d'égayer un peu la morne lecture de mes élucubrations de dépressive chronique, quelques gribouillages inédits pour le plaisir de vos petits noeunoeils.

De la madame nue. Rincez vous bien la rétine. Uhuh.



Et pour finir en beauté, Moscou la grande, la belle, la sublime. (Brouillon pour aquarelle que j'ai présenté au bac, et qui m'a été inspiré par l'œuvre de Pouchkinouchet) Notez la légère incurvation de la seconde tour du Kremlin. La forteresse ivre. ça vaut bien le poème de monsieur A. Rainbow, nan ?



jeudi 31 janvier 2008

... Dernier message de janvier, comme un adieu au premier mois des frimas de 2008.

Bien le bonjour à tous. Sacrifions à la politesse la plus élémentaire, et tâchons de nous montrer affable, afin de compenser le manque d'intérêt à venir de cet ulimaite artiqueule de janvier. Ce qui va suivre, sera pour une fois très court et dénué de la plus petite parcelle d'ironie. J'entre en période d'examens blancs la semaine prochaine, et ma pauvre petite cervelle s'en retrouve si compressée qu'on pourrait sans peine la prendre pour les restes d'une orange récemment pressée. En plus, je suis malade, je déprime, je subis les aléas quotidiens de la vie d'une adolescente en stade terminal de lobotomisation (c'est à dire au lycée). Bref, les petits bonheurs de ma vie passionantes déteignent sur mon humeur et sur mes écrit. Vous allez voir, bientôt, je vous posterais de long messages romantico-gotiquo-sentimentaux, sur l'absurdité de la vie humaine, avec forces signes cabalistiques et quelques images de roses noires ensanglantées à la squailleblogue. Bref, houlà, vu la teneur de la phrase précédente, je crois que je ferais bien de ne pas continuer à parler de ma vie, sinon on va frôler la catastrophe et je degré d'intérêt zéro. Enchaînons sur mes scribouillages. Mardi, je suis allée en sport. Je me suis gelée la moelle des os sur le bord d'un terrain de basket. J'ai courru avec l'enthousiasme d'un condamné à mort, après une baballe à moitié dégonflée. Je me suis éclatée. Je n'ai pas regretté de ne pas avoir séché. Vivement l'ENS. Mais surtout, alors que j'étais absorbée par le resencement des caillous de taille moyenne avoisinnant mon lieu de repos, entre deux matchs, j'ai été prise de l'inspiration divine. J'ai enfin trouvé l'incipit d'un roman qui me trotte dans la tête depuis déjà un petit bout de temps, et qui me tient énormément à coeur. Et j'ai follement regretté de ne pas avoir ne serait ce qu'un crayon ou un stylo, pour commencer à écrire, dussé-je le faire sur mon tee-shirt. En rentrant, mes idées étaient un peu retombées, ce qui ne m'a pas empêchée d'écrire une page word que je m'en va vous montrer de ce pas.
Eh, les gens, vous qui passez par là, parce que je sais que vous passez par là, au moins une fois de temps en temps. Je suis inscrite à googlestat. Haha. Big sister is ouatchingue iou. Bref, stop les conneries. Manifestez vous. Dites moi ce que vous en pensez. Pas de l'histoire, en une page, j'ai même pas eu le temps d'introduire mon personnage principal, mais du style.
Avant de vous montrer la chose, une dernière précision utile sur le contexte. C'est une histoire d'amûûûr, un peu à la margaret Mitchell, un peu à la Choderlos de Laclos, et qui se passe à Paris, sous Louis Phillippe, entre 1831 et 1832. Youpie, ça va péter sa mémé, les petits loups ! Allez, place au truc.



Il était huit heures. L’horloge sonna huit coups. Huit coups sourds, puissants, longs, et qui pourtant passèrent inaperçus pour se perdre aussi rapidement dans le flot grésillant des bruits humains. La fête battait son plein. A présent, la plupart des invités étaient arrivés. Les absents ne viendraient plus. Le baron Bois d’Anguin se frottait les mains, en voyant, partout, la foule, immense, colorée, bruyante, enjouée, désordonnée. Une foule hétéroclite et bigarrée de dames en grandes toilettes, au joues roses, de petits messieurs, ventrus, chevelus, gaillards ou encore réservés, grands, chauves, minces, maigres, vêtus de noir, pour la plupart, même si, de temps en temps, une tache bleue ou grise venait rompre l’uniformité morbide des toilettes masculines. En même temps, quelques enfants étaient présents. Petits garçons propres et bien peignés. Petites filles coiffées comme des poupées, aux bras blancs et aux joues naturellement roses, d’un rose fleuri, frais, léger, qui donnait l’impression de deux taches de sang diffuses, sur un parterre de neige. Enfants sages ou tapageurs, sommeillants ou agités, certains assis sur les genoux de leur mère, d’autres errant aux hasard des pièces, posant leurs regards vifs et curieux sur toutes choses. Le tout-Paris était rassemblé là, pour célébrer la récente ouverture d’un hospice aux frais de Bois d’Anguin , et le baron jubilait de faire une entrée si pieuse et si respectable dans la « bonne société ». Debout derrière le buffet, recevant de temps à autres une poignée de mains encourageante, prenant parfois part à une conversation commencée près de lui, il exaltait d’une joie enfantine à la vue de tous ces gens venus ici, chez lui, pour lui. Bien que beaucoup de groupes distincts se soient formés autour de lui, il se sentait important et fier, lui, le maître de la soirée, magnanime et généreux. Il circulait d’un air bienveillant entre ses invités, comme un instituteur au milieu de ses élèves, et souriait, se souriait à lui-même. Parfois, il interrompait avec ce sourire large et franc, les conversations autour de lui pour saluer ou simplement se taire et laisser admirer sa belle dentition blanche aux bavards, certain de son bon droit. Il se prenait alors véritablement pour le centre du monde. Mais il le pouvait. Ce soir, du moins, il pouvait être fier, d’avoir réussi à attirer autant de monde chez lui. Même sa femme, d’un pessimisme rodé, machinal, et paré à toutes les épreuves, fut forcée de reconnaître qu’il y avait là bien plus de belles gens qu’on en pouvait oser espérer. A la demie, le bal commença. Ces messieurs invitèrent ces dames, et durant les heures qui suivirent, le centre du grand salon se fit la toile de fond d’un immense tableau impressionniste, piqueté de taches noires, autour desquelles virvoletaient des taches colorées, sans cesse en mouvement. Ceux qui ne prirent pas part aux valses se regroupèrent sur les côtés, la plupart près du buffet, afin de profiter au maximum de l’absence des danseurs. On eût dit un nuage de sauterelles s’empressant de ravager de jeunes pousses, avec la rage sourde de ne rien laisser pour la récolte. Au milieu de tout ce beau monde, circulaient des domestiques en livrée, aux bras chargés de plateaux à l’équilibre d’une relative précarité. Sur ces plateaux, des verres remplis à ras le bord de cocktail et de glaçons, commandés par untel ou un autre, qui n’avait pas eu le courage ou la force de se déplacer lui-même jusqu’au buffet. La chaleur était étouffante. Toutes les fenêtres furent ouvertes en vain. Malgré une petite brise, le souffle nocturne se perdait bien vite, comme fondu au contact de l’atmosphère et de la chaleur humaine. Seuls les groupes accoudés sur le rebord des balcons, à l’extérieur, pouvaient pleinement profiter de la fraîcheur du soir. Le lendemain, nombreux furent ceux d’entres eux qui se plaignirent d’un étrange mal de gorge, combiné à une surabondance hydraulique nasale. Les domestiques allaient, souriant, contournant les danseurs, saluant de temps à autres les vieux intimes de la maison, avec une déférence toute cérémoniale, se laissait délester par complaisance, d’un ou plusieurs des rafraîchissement qu’ils transportaient. Une main fine, gantée de blanc, s’approcha de l’un des plateaux, et saisi au passage, une petite flûte de vin. Presque aussitôt, le domestique se retourna d’un air vaguement navré. - Pardonnez moi, Monsieur, mais je m’apprêtait justement à apporter ce verre à Monsieur qui me l’a réclamé. L’autre reposa le verre, s’excusant brièvement. Le domestique donna une légère impulsion à son bras droit, rééquilibra son plateau, et partit.



P.S. ne vou faurmalisé pa des nombreuses phôtes d'orttograffe qui, surremant, ne manque pa de parsemé cet artikle. J'ai réalisé au bou de la troizième ligne, que jan avé fai au moin une tou les troi mos. O débu jai corrijé, mai rapidemant, jen é eu marr é jè laissé les évantuelles suivantes. Je ne sai pas tro ce ki marriv, ce soir. La fatigue, la déprime, la vièllesse, la disortograffie me guaitterait-elles ?

mercredi 23 janvier 2008

Votre serviteuse est une honnête citoyenne (anglaise...)

Sisi, j'vous jure. Ce matin, m'étant trouvée face à la possibilité de délester d'un livre, les rayons d'un des établissements représentatifs de la si aimable chaîne de grandes surfaces "intermarché", un librio, qui plus est, je me suis malgré tout gardée de mon instinc basique d'être soumis tout entier aux fluctuations de ses désirs, pour finalement payer l'objet comme il se doit, avec les pépettes de mon porte monnaie.
Pour faire simple, je reviens tout juste d'intermarché, où j'étais partie m'acheter une paire de n'écouteurs pour mon "èmme-pé 3", la mienne étant, pour ainsi dire, complètement destroy de son hamster. Naturellement, ils ne l'avaient pas. Il n'ont jamais rien là bas, c'est tellement petit de toute façon. Et puis bien sûr, ç'aurait été trop beau. Immaginez vous, moi ? Trouver du premier coup ce que je cherche ? Nononon... Par contre, histoire de me consoler un peu de ma déconvennue, et de n'être pas venue pour rien, j'ai décidé de m'acheter le Barbier de Séville, que je n'ai jamais lu, à ma grande honte, alors que je connais le Mariage de Figaro par coeur (Mozart y est pour beaucoup dans mon érudition à ce sujet). Au passage, en errant un peu du côté du rayon livre, j'ai profité de ce que personne ne me regardait pour feuilleter des bouquins Harlequin. Y'a tout un rayon consacré à ça, trois cases même pas pour les nouveautés ou la littérature, mais un rayon entier pour les conneries sentimentalo-romantico-guimauvaire au parfum de madeleine proustienne. J'ai vite refermé le bouquin - quel que soit son titre - et suis passée en caisse. Là, malheur, la queue. Trois caisses d'ouvertes pour une quinzaine de personnes, et manque de bol, la mienne est celle qu'à choisi le seul paumé du coin pour oublier son numéro de carte bleue. Derrière moi, une gentille mâdame, l'air de croire que je suis une fifille à la mâdame de devant, me pousse l'air de rien, et je suis obligée de jouer des coudes pour conserver ma place. L'erreur est également partagée par la caissière, à qui je suis obligée de signaler ma présence par un micro-couinement "pardonnez moi mais c'est mon tour". J'ai droit à un regard vertical, horizontal, oblique de fort mauvaise augure, un petit soupir de mépris, mais rien de plus. Mon insignifiante petite personne ne valait sans doute pas la peine qu'on s'excuse pour elle. En fait, je suis passée tellement inaperçue, que j'aurais pu sans problème m'en aller, mon livre callé sous le bras, dans la doublure de ma veste, sans payer. On ne m'aurait rien dit. J'en fut tentée, mais finalement, non, je suis honnête. Donc, je fais un grand sourire à mon aimable caissière, j'endure la dadame de derrière qui continue de me pousser de façon assez indécente, je présente mon billet de dix euros, je lance un au revoir non-payé de retour, et voilà. Tout ça pour un librio à deux euros.

Moralité ? L'honnêteté, c'est pour les cons et les masochistes.

Moralité alternative ? Je n'irais plus jamais à intermarché.

Allez, et sur ce, je vous laisse savourer ce passionnant épisode de ma petite vie si trépidante.
Do zvidanya.

mardi 22 janvier 2008

Haribo c'est beau la vie

Yop à tous !

Bien, à présent que le raccord lecteur/écriteur est établi, entrons dans le vif du sujet.
Ce matin, les plombs de mon lycée ont eu l’extrême amabilité de sauter au beau milieu de la matinée. L’incident n’est pas rare, et pour honorer l’amitié que je porte à La Palisse, je dirais même qu’il est fréquent, et à chaque fois, il implique moult conséquences toutes plus ou moins nuisibles à mes capacités de concentration déjà réduites, ou à mes aptitudes à supporter un hall bondé de « d’jeunz », certains très pittoresques, pendant plus de cinq minutes sans que les fluctuations de mon humeur ne se fassent plus marquées. Notamment, cette éclipse de néon-ovale-brisé-qui-pendouille-agréablement-du-plafond, à eu pour conséquence, de faire voler en éclat le -bien fragile - vernis de civilisation de mes pairs, les transformant en une bande de singes hurleurs surexcités. Tout un chacun s’est senti obligé d’y aller de son petit commentaire. Certains extrêmement fouillés et réfléchis. « Tiens, les plombs ont sauté ». Bien joué Rouletabille. D’autres plus abstraits, mais non moins intéressants, freudiennement parlant « Ooouuuh, je suis le fantôme ! » ou d’autre, encore, aidés de leur cellulaire à écran lumineux, se sont proposés de jouer les guides, tandis que la majorité du troupeau hurlait, bondissait, usait ses cordes vocales à exprimer sa joie de se retrouver dans le noir complet à onze heures du matin. Alors pour les rares individus, qui, comme moi, avaient réussi au prix de gros efforts de maîtrise à conserver leur calme, le quart d’heure qu’il a fallu pour faire revenir la lumière à tenu du « supplice qui rend fou« , ou encore du « supplice qui manque de vous casser un jambe parce qu’un fou furieux vous bouscule dans l’escalier en s’amusant à dévaler les marches cinq par cinq ». Vivement l'ENS lettres

Sinon, j’ai également profité de cette matinée riche en émotion pour scribouiller un absurde petit quelque chose. En deuxième heure de math, pour me justifier d’avoir dormi pendant la première, mais vous allez comprendre. Je vous posterais ça ce soir, là j’ai pas trop le temps.

*édition*

Voilà, une suite pastiche de la cigale et la fourmi, dont je ne vous ferais pas l'insulte de vous rappeller le début. Les rimes sont quelques peu aléatoires, les premiers vers en alexandrins, et puis pour le reste, j'ai eu la flemme. Je préciserais à ma décharge, que mes capacités de compréhensions étant tout à fait hermétiques aux intégrales de fonctions, le déchiffrage de hiéroglyphes arithmétiques est une activité qui agit puissament sur le degré d'ouverture de mes paupières.

Mais, se faisant fi de cette triste déconvenue,
- C'est chose connue, les paresseux n'ont pas d'orgueil,
La cigale, tenace, ne se tint point pour perdue,
La chenille la voudrait bien prier à souper.
Trois pas et un coup d'ailes, la voilà sur le seuil,
La chenille est dehors, recomptant ses paquets,
- Mon amie ! S'écrie la cigale transie de froid,
Pourquoi ces préparatifs ? Avant de partir, partage avec moi.
L'hiver alors tout juste naissant,
Fut pour la fille du papillon, du renouveau le temps,
La chrysalide n'ayant besoin de rien,
Elle abandonna à la cigale, tout son précieux bien,
Et notre soprano des temps ensolleillés,
Put tout à son loisir chausser ses claquettes et danser,
Sans craindre rien de la blanche saison ni de ses frimas.
La fourmi lorsqu'elle l'appris en fut tout à fait écoeurée,
Tout l'hiver, demeura dans le profond comas,
au beau milieu de ses multiples réserves,

Sans qu'aucune d'elles, à rien ne lui serve.

La morale de ce pastiche, vous la voulez ?

Amis fumistes de tous les horizons,
Quelque soit votre nombre d'yeux, la marque de votre théière,
Que vous soyez cigales, lézards, lycéens ou bourdons,
Ne changez en rien vos habitudes, le travail ne vous sied guère,
N'en déplaise aux fourmis auxquelles on ne peut s'adresser,
Vous trouverez toujours quelqu'un pour vous prêter.

Et à présent, comme Mozart, concluons :
"Les bonbons valent mieux que la raison"


Pour finir, puisque je suis lancée sur mes études, et, à plus forte raison, sur mon merveilleux lycée à l’organisation mirifique de semi-bordel (je dis « semi« , car le terme de « bordel complet« , ne peut s‘appliquer qu‘à un champs de bataille, ou à mon bureau, ce qui, dans le fond, reviens sensiblement au même), je vais vous faire part d’une autre interrogation métaphysique. En théorie, lorsque l’administration d’un lycée vous envoie une demande de justification d’absence c’est qu’il faut nécessairement que vous ayez été absent un jour ou l’autre. N’est-ce pas ? Or, quelle ne fut donc pas ma surprise, ce midi, de découvrir dans ma boîte au lettres, non pas une, mais deux demandes de justification d’absence à des cours auxquels j’avais assisté, et sans être arrivée en retard. Il faudra qu‘on m‘explique. Une entité maléfique doit avoir prit possession du corps de la cpe, et décidé de m’élire son bouc émissaire. En attendant, il va de soi que je ne me ferais pas complice de la déforestation en Amazonie pour leur répondre.

Allez, et après ce très court message, je vous laisse. Bien à vous les amis. Excusez aussi mon cynisme désenchanté, mais je suis très malade, et le monde vu par mes yeux à demi collés de fatigue, ne présente plus autant d’attraits qu’auparavant. En plus, j’ai une migraine faite pour un cheval, et une angine pour girafe. Pauvre moi.


Péèsse : Le titre n'a rien à voir avec le contenu de l'article, mais les Haribo, c'est bon. ça fait longtemps que j'en ai pas mangé, en plusse.

dimanche 13 janvier 2008

Un article très court qui ne sert absolument à rien, et que, conséquemment, vous êtes dans votre bon droit de ne même pas gratifier d'un regard.

Ce soir, au vu d'un documentaire diffusé sur Arte à propos de la mère Marie-Toinette, une question existentielle comme tout m'a soudain assaillie. Je me suis sitôt empressée de me retourner pour en faire part à ma mère, mais vu qu'elle n'avait pas de réponse, nous avons toutes deux longuement cogité dessus sans que mon pauvre petit neuronne ne parvienne à percer ce mystère. C'est donc pour cette raison, qu'en désespoir de cause, j'en appelle à votre sagacité.
Pourquoi diable l'histoire a-t-elle retenu le fils de Louis XVI sous le nom de Louis XVII, tandis que Louis de France (le Grand Dauphin) ne s'est jamais nommé Louis XV ? Pourtant, ni l'un ni l'autre n'ont régné. De même l'Aiglon est aussi allègrement baptisé Napoléon II alors que le pauvre petit oisillon s'est éteint à Schonbrunn sous les frusques du Duc de Reichstadt. Alors pourquoi ? Pourquoi Louis XVI n'est-il pas en réalité Louis XVIII ? Mystère... Et si vous avez une théorie quant l'explication de ce farfelu détail historique, n'hésitez pas à m'en faire part.

Et alors, voyons, que puis-je bien ajouter d'autre histoire de ne pas créer d'article uniquement pour vous dire cette bêtise ? Je ne sais pas. La vérité, c'est que je suis très fatiguée, qu'il est tard, et que je devrais allez me coucher sous peine de me faire fortement gourmander par ma génitrice. Donc finalement, je crois que je vais vous laisser avec cet échantillon de mes gravement métaphysqiues interrogations d'adolescente.

Do Zvidanya, les gences.

vendredi 11 janvier 2008

Que peut produire ma pauvre cervelle stérile, sinon l'histoire d'un homme sec ?

Mes salutations, très chers lecteurs.
Alors voyons, cela faisait longtemps que je n’était pas venue misajourer cet étrange coin de ouèb, tout de pixel, de mégaoctets et - dans mon cas - de connerie, que l’on nomme couramment blog ? Horreur et malheur ! Infamie ! rattrapons nous vite avant de terminer au fin fond de l’enfer des bloggeurs feignants ! Postons une tartine de 20 pages Word ! Chiche ? Ben ouais, chiche, puisque aujourd’hui, évènement du millénaire, j’ai écris un peu de mon roman. En cours de philosophie, naturlich, mais que voulez vous, l’on échappe pas à son destin (à moins que je ne confonde avec instinct ? ) Le fait est que dieu, dans son infinie mansuétude, à enfin daigné m’insuffler l’inspiration dont mes petites mimines manquaient cruellement lorsqu’elles erraient au dessus de mon clavier, ces derniers temps trop modernes à mon goûts. Wah. Je recommence les jeux de mots pourris. C’est que je suis de bonne humeur ! Finies les conneries mornes et plates, vive les conneries enthousiastes ! Ouais ! Mais je m’égard. Je vous parlait donc de mon outrage à la littérature, bouillie de caractères hybride, puisant ses ingrédients aussi bien dans l’héroic fantasy qui berça ma quatorzième année (Aaaah, la magie, les monde parallèles, les empires gouvernés par un maniaque psychorigide, les religions démoniaques…. Toute ma jeunesse, ça les tits n’enfants.), que chez Anne Rice (juste pour les scènes de cul pas encore écrites, je l’avoue à ma décharge de pucelle hormonalement déréglée), Dumas (Bien sûr… Si vous aviez parié sur sa non-apparition dans ma liste de références, vous vous êtes fait entuber comme des bleus turquoises), Dickens, Musset… Etc. Alors je suppose qu’au vu de tout cela, vous vous doutez des hautes qualités et mérites littéraire de ma grandiose œuvre. Vous remarquerez également, qu’ayant écris la première partie en mars dernier et ayant traversé entre temps, un no man’s land de production plus littéraire que des messages blogs, le style change radicalement ou peu s’en faut, entre le début et la fin. Ce qui (en fait, j’aurais pu mettre une virgule à la place du point, mais j’aime mieux laisser au sieur Marcel, l’apanage des phrases à rallonge), bref, ce qui, au sein d’un même roman, peu paraître assez peu élégant, pour ne pas dire complètement crétin. Mais d’abord, j’écris, et ensuite je relis. Sinon, déjà que j’ai, au bas mot, une demi douzaine d’autres projets en chantier, allant du roman à la bédéssinée, passant par le recueil de nouvelles et la sonate, mes chances d’achever de souffleter la littérature avec le gant répugnant de mes créations, risquent de se trouver fort réduites par mes tendances à laisser vagabonder mon esprit en tous sens. Vous remarquerez aussi dans votre sagacité, que 20 pages et…. Toujours pas d’action. Émile (Zola, au cas où mes familiarités avec les Grandes Divinités de la secte de la Sainte Littérature vous soient encore impénétrables.) attend moi, j’arriveee-euh ! Mouahahahaha ! (Wah, ça faisait longtemps que j’avais pas écrit « mouahaha ». Faut dire que c’est un peu con, aussi, « mouahaha ». C’est que je dois vraiment être de bonne humeur)
Enfin assez blablaté, place à l’histoire (de la viiiiie-euh !) !

Ben, pourquoi tout le monde s’en va ?

Huuuum… Après réflexion, vous pouvez revenir, je ne posterais pas les 20 pages. J’ai réalisé à quel point cette entreprise serait veine et dommageable à l’esthétique de céans. En gros ça va tout déformer mon blog. Donc, je vous montrerais juste le morceau que j’ai écris aujourd’hui en philo. Pas d’action, rien que de la description… Enfin, Ah, si, pardon. En 15 lignes, mon personnage franchi une porte ! Talala, s’il y avait un record du délayage de l’action en littératorture, je viens de l’exploser ! Et vous, vous n’aurez, bien sûr, je le suppose, aucun mal à suivre. De toute façon, ce que je veux que vous jugiez, c’est le style. Pas trop ampoulé, et par voie de conséquence, ridicule, dites ?

Offaite. En italique, ce qui s’est passé avant, parce que finalement, c’est pas si évident que ça de comprendre mon extrait tout seul isolé loin du monde.
Dites moi aussi si vous trouvez que j’ai relativement réussi à rendre l’atmosphère sensée se dégager des lieux. J’en ai personnellement pas l’impression mais bon, si je commence maintenant à dénigrer ma prose en disant qu‘elle est cacaproutteuse comme tout ce qui sort de moi (remarquez le jeu de mots subtilement scatophile… Mordi, où vais-je ?), je vais me faire frapper sur les doigts par des personnes que je ne nommerais pas afin de préserver leur anonymat. La palisse est mon meilleur ami.

Lorsque nous nous arrêtâmes enfin, nous nous trouvions devant une petite porte verte à la peinture fanée, écaillée et aux gonds rouillés. Le bâtiment dont cette petite porte gardait bien médiocrement l’accès se trouvait être un de ces grands hôtels étriqués dont l’architecture obsolète trahissait l’âge. Bâtis il y a quelques siècles, à l’époque où Varna n’était qu’un minuscule petit village portuaire, ces hôtels étaient destinés à servir d’asile nocturne aux marins harassés, commerçants de passages et visiteurs égarés. Mais avec l’expansion rapide de la ville, ils se trouvèrent bientôt relégués loin du centre, repoussés par les constructions plus modernes, jusqu’à former une mini agglomération, ville aux abords de la ville, quartier fantôme déserté de tous sauf des vents qui semblaient se colporter en leur langage sifflant, les contes des temps de l’ancienne splendeur.
Semblant ne venir de nulle part, une entêtante odeur d’encens m’assaillit les narines, et me troubla les sens au point de me faire tituber. Ma mère le remarqua. Elle m’autorisa à faire une pause, me désigna d’un geste du bras, un cageot de pomme renversé, et s’assit elle-même sur le petit pallier de pierres grises devant la porte verte.
Notre marche à travers les rues de Varna avait sans doute duré plusieurs heures. La douleur persistante, lancinante, aigue qui faisait se tendre aussi durement que la corde d’un arc, chaque muscle de mes mollets, puis l’intense et bienfaiteur soulagement du poids que l’on retire qui m’envahit sitôt assis me l’apprirent aussi sûrement qu’une montre eût pu le faire.
Toutefois, passé le premier choc sensoriel qui m’avait tant bouleversé à l’entrée de la ville, je ne pu me souvenir du reste de notre marche. C’est à grand peine que je parvint à rassembler quelques images confuses et embrouillées. Le fiacre, les enfants en guenilles lui donnant la chasse à travers les artères de la ville, le soleil de plomb conférant aux grands immeubles blancs, un éclat opalescent, l’odeur de pain chaud, les jeunes filles en robes chatoyantes, naïades s’admirant dans l’onde claire d’une fontaine… Et puis plus rien.
La suite se perdait en un tourbillon de couleurs, taches chamarrées dansant une ronde de sabbat sous mes yeux; et en un carillon de sons, de voix, de musiques, de rythmes, mélodies de vies discontinue et discordante tintant incessamment à mes oreilles; et en un unique parfum, complexes des multiples fragrances respirées durant notre marche. L’afflux d’informations avait été tel, que ma mémoire pourtant vigoureuse n’avait pu endiguer le flot de sensation nouvelles s’abattant si soudainement sur moi.
Lorsque, toujours assis sur mon cageot de bois, je repris peu à peu une conscience plus nette de ce qui m’entourait, mon ouie et ma vue me signifièrent que l’endroit était absolument désert. Seule persistait, l’étourdissante odeur d’encens. Le contraste entre la délicate quiétude de cette rue et l’agitation tumultueuse du cœur de la ville tantôt traversée, me frappa d’une telle manière, que j’en vins à me demander si nous n’avions point quitté la ville, voir quitté la réalité pour nous transporter soudain en un monde silencieux d’onirisme. Une légère brise soufflait, fantôme hantant ces lieux désertés de l’ébullition humaine, et faisait voleter plumes, rubans et foulard de mon costume. Leurs ombres, démesurément étirées par le soleil de quatre heure, se mirent aussitôt à danser sur les murs jaunis des bâtiments, ajoutant ainsi une touche fantastique à l’irréalité de la scène.
Ainsi, tandis que je me livrai à des rêveries que seule l’imagination vivace et fertile de l’adolescence peut engendrer, ma mère toqua trois coups légers contre le battant de la petite porte verte. Ramené à la réalité, je la rejoignit sur le pallier, juste à temps pour percevoir de l’autre côté, un bruit traînant de pas.
Qui, ou quoi que soit notre hôte en ces antiques lieux, fantôme ou humain, il ne me sembla guère pressé de nous ouvrir. La porte pivota sur ses gond avec une facilité aussi remarquable que surprenante, sans un grincement, et j’en déduisit contre toute apparences, qu’elle devait être huilée et entretenue régulièrement. Un vieillard au visage amaigri paru sur le seuil. Un domestique, à en juger par la raideur de son maintien. Ses joues creusées étaient mangées de favoris gris, impeccablement lissés vers l’arrière, comme le voulait une certaine ridicule mode masculine du temps de mes jeunes années. Ses petits yeux noirs, éteints, dissimulés, étouffés par une arcade sourcilière démesurément proéminente, rehaussés d’une unique touffe de poils grisonnants arquée en « V », nous toisèrent de bas en haut . Puis il aperçut le splendide pendentif de ma mère, et quelque chose s’alluma au fin fond de la nuit monotone de son regard. Fidèle à son avarice de paroles et son flegme confinant, dans mon opinion alors colorée et cynique d‘adolescent, à une langueur de gastéropode, il nous salua d’un bref signe de tête et s’effaça pour nous laisser entrer. Ma mère et moi nous engageâmes en un long couloir de pierre dénudée, troué de chaque côtés d’une myriade de portes cadenassées, vétustes, aux panneaux couverts de poussière. La partie supérieure des murs était décorée d’une impressionnante galerie de portraits où, sans doute, toutes les fantaisies de la physionomie humaine se trouvaient représentées. Au fond, une unique fenêtre sphérique aux carreaux à demi brisés laissait filtrer un mince rayon d’une lumière diaphane, clarté diffuse faisant danser sous mes yeux, une multitude de grains de poussières qui, sur l’instant, me parurent de la poussière de fée. Un large tapis de velours rouge se déroulaient sous nos pieds, étouffant le bruits de nos pas, et un silence surnaturel planait autour de nous. A mesure que nous progressions les effluves d’encens tantôt respirées dans la rue, à présent entremêlées d’une autre odeur plus suave, se faisaient de plus en plus insistantes, insidieuses, pesantes comme un poids non plus sur mon seul odorat, mais sur chacun de mes sens. Étourdi, il me sembla alors que les portraits au dessus de moi s’animaient à mon passage. Leurs yeux suivaient les miens, cherchaient mon regard, s’attachaient à mes pas, pénétraient mon être. A ce moment, je pris peur. Non pas que je soit particulièrement couard, mais en cet instant, l’ambiance inquiétante de calme exsudant de chacun des murs produisit une si forte impression sur mon jeune esprit, que je me blotti un peu dans les jupons de ma mère. Elle me rendit brièvement mon étreinte, me repoussa, mais garda tout de même ma main tremblante d’enfant dans le creux de sa main ferme d’adulte.
Enfin, le domestique nous désigna une minuscule porte d’un jaune pâle que le temps avait fait virer au blanc cassé, si bien encastrée dans le mur de notre gauche, que je ne l’eût jamais remarquée si l’on ne m’en avait indiqué l’existence.
« Merci, Barrois », souffla doucement ma mère à l’intention de notre guide.
Je tressaillit en entendant sa voix. Elle qui s’était tue toute notre marche durant, laissant seulement son habituel sourire suave de mélancolie relever la fine courbe de ses lèvres, comme perdue en un rêve par trop inaccessible au commun des mortels. Toutefois, elle s’était retournée vers moi en parlant, et de sentir son souffle d’ange contre ma nuque, de laisser son haleine fraîche et parfumée distraire mes narines de l’insupportable odeur d’encens, me rassura quelque peu. Ma main se détacha de la sienne. Le simple son de sa voix mélodieuse et limpide comme le chant d’un ruisseau ondoyant entre des rivages de sable fin, m’insuffla le courage nécessaire pour affronter seul le commencement d’effroi né dans mon cœur de la féerie silencieuse des lieux.
Le vieux Barrois, puisque tel était son nom, se retira avec sa lenteur habituelle, non sans avoir salué ma mère, et lui avoir remis une petite clef de bronze.
La porte blanche une fois descellée, poussée, un univers extraordinairement fantasque, chamarré, chaloupé, ondoyant, en un mot, magique,s’offrit alors à mes yeux éblouis, peu habitués aux couleurs par la grisaille de ma bibliothèque.

La pièce entière était baignée d'une chape de brouillard orangé. Quelques clartés, diffuses, évanescentes, perçaient cet épais et volubile manteau de leur halos tremblants, pareilles aux lueurs lointaines d'une ville, observée depuis l'océan. Il me fallu plusieurs secondes pour parvenir à voir au travers de ce voile ectoplasmique. Un appareil aux pales de cristal tournait sur lui même, accroché au plafond, et repoussait ainsi les émanations gazeuses de part et d'autres du centre de la pièce. Il m'apparut en réalité que ce si troublant obstacle à la perception visuelle de mon environnement, ne constituait que l'ensemble entremêlé des rejets qu'un groupe d'hommes et de femmes allongés, tiraient par bouffées de longs tubes de verre. Partout, de longs canapés doublés de velours écarlate et empanachés d'or, supportaient dans leur splendeur les corps alanguis. Posés sur un nuage de meubles essaimés aux quatre coins de la salles, des brûloirs à encens dégageaient ce fort parfum qui m'avait et continuait de tant me troubler. A l'image du reste de la salle, leurs teintes, enfermées dans une gamme de couleurs chaudes, variait du jaune lacrymal au rouge aveuglant. Le travail de leurs finitions était fin et précis. Des anses aux cols, tous étaient parcourus de motifs spiralés et désordonnés, qui ne manquèrent de me rappeler ceux du collier de ma mère. Sur l'instant, une telle minutie pour de simple brûloirs me paru exagérée, et à plus forte raison lorsque lesdits brûloirs n'étaient destinés qu'à empoisonner leur atmosphère. Le logicien éclairé que j'étais se demanda à quoi bon rendre agréable à l'oeil ce qui est détestable pour le reste des sens ?
"Allons, Malo, ne soit pas si effrayé, viens".
J'en étais encore à contempler d'un oeil suspicieux les instruments de mon supplice olfactif, quand je me rendis compte que ma mère était entrée pour se fondre dans le brouillard. Seuls restaient visibles, ses contours, ce qui lui donnaient l'apparence d'un spectre iridescent. Je me fis la réflexion qu'il serait amusant d'être le fils d'un spectre, quoique peu pratique pour les travaux domestiques, et puis, me jugeant stupide, je ne me fis plus aucune réflexion et entrais.

Aussitôt, la seconde fragrance m'envahit de nouveau les narines et manqua de me faire tourner de l'oeil. Je sentis mes genoux se dérober sous moi. Une main qui n'était pas celle de ma mère me cueillit derrière la nuque au moment où je m'apprêtait à basculer en arrière. L'on me fit allonger sur l'un des canapés. Puis je perçus une voix à mon oreille, douce. Ou à tout le mois est-ce le souvenir que j'en conserve. Toute l'atmosphère n'était qu'harmonie tranquille et suavité enivrante, de sorte que je crains qu'elle n'ait teinté mes souvenirs d'un voile de légèreté, émoussant les perceptions de mes sens. J'étais à présent au centre de la pièce. L'étrange ventilateur repoussait le fumée loin de moi et le mur opposée à la porte m'était à peu près visible. Tapissé de larges bandes de soierie précieuse, tressées en leurs extrémités de fils aux reflets mordorés et cuivrés. Un piano solitaire, dont la couleur d'ébène rompait radicalement avec le reste de la décoration, s'y trouvait également. Un jeune homme, que je devinais d'une demi-douzaine d'années mon aîné, laissait courir ses doigts sur le clavier, affleurant délicatement la surface nacrée des touches. Seulement alors, je réalisais que depuis mon entrée une légère mélodie flottait près de mes oreilles. Le tout embaumait les sens et les endormais si bien, que je manquai de m'assoupir. La pièce était calme, mais ce calme avait quelque chose de différent d'avec l'inquiétante quiétude de la ruelle ou celle, lumineuse, du couloir. Ici, l'atmosphère était chaude et chamarrée, et puis je n'y étais plus seul. Comme si la simple présences d'autres personnes que ma mère suffisait à me rendre le silence moins menaçant. Je du fermer les yeux, mais un contact brutal sur mon épaule me maintint éveillé. Ma mère et une autre femme était penchées au dessus de moi.


Péesse, et pour finir en apothéose, mon dernier dessin à la tablette, que je vous posterais demain parce que là, il est en format .psd, et j’ai la flemme de l’enregistrer puis de l’uploader ce soir.

*Edition*

ça y est le voilà. Par contre je vous préviens, il est hautement pornographique. Ne déroulez pas la page si vous n'avez pas l'âge légal en vigueur dans votre pays. Je m'en voudrais de choquer vos fragiles noeunoeuils et de traumatiser à vie vos juvénils esprits encore si exempts des souillures de ce monde.
Si vous regardez malgré tous mes terribles avertissments, vous remarquerez sans grand peine que notre Don Giovanni ressemble quelque peu à une gonzesse, renforçant par là l'aspect outrageusement pervers de la scène et achevant de vous convaincre du dérèglement de ma vie sexuelle encore inexistante.
Ahlala, mes amis, où va le monde si même les rats de bibliothèque intellos se mettent à phantasmer des trucs fortement réprouvés par la morale catholique dont ils se réclament pourtant, je vous le demande ? Rien ne va plus









Re péesse. Tiens je voulais vous en parler en début de message, mais finalement, même moi qui suis agrégée ès digressage, n’ai pas osé.

Déjà bonne année et joyeux noel, que j’ai indignement oublier de vous souhaiter dans l’immense étendue de mon égoïsme.

Maintenant, opération complétationnage de ma liste de cadeaux de nowel. J’ai eu *tente de réfréner ses débilisantes pulsions fangirlesques, mais échoue malheureusement par manque de volonté* Davyyyyyy Coppeeerfiiiieldinoucheeet (Gâââââh), de m’seu Charles, pas le personnage à Queneau, mais çui qui dodotte à Westminster, et qui est en passe de devenir mon écrivain favoris offre ze mois ! Il faut croire que mon intuition n’est pas aussi atrophiée qu’il n’y parait de prime abord (Cf article qui cause de mes cas de noël). Ensuite, j’ai eu de la part du docteur Jekyll (Mystérieux avatar sous lequel se dissimule mon père. Je le précise car je crois n‘avoir encore jamais dit ici, que donner des surnoms débiles à mon entourage était ma seconde principale occupation, après le monologue mégalomane), et je ne m’y attendais pas, une lampe rétro kitchissime s’il en est, frappée de l’Union Jack, plein de Jules Verne et un disque de Tori Amos. Sans oublier moult sommes d’argent que je me suis empressée de dépenser à la libraire du coin. Le tenancier du temple, avec son amabilité et sa gentillesse habituelle (phrase garantie 100% non ironique. Pour une fois, brisons la routine : non à la dictature du cynisme spirituel à tout prix…), voyant les sommes pharaonique dont je venais régulièrement alimenter sa caisse enregistreuse, m’a gracieusement offert, non pas un, mais deux (!) livre en cadeaux pour « encourager la jeunesse qui lit et qui en est passionnée ». Merci monseigneur, je vous baise les pieds. Vous venez de vous fidéliser une cliente aussi sûrement que si vous l’aviez magnétisée.

Péesse III, la revenge des Sith : A propos de mon titre. Non vous ne rêvez pas, il n'est toujours pas de moi, je suis toujours feignasse, et il s'agit bien d'un extrait du prologue de Don Quichotte, que j'ai offert à ma mère quoi que je pense finalement le lire avant elle. Cervantès faisait preuve d'une autodérision des plus réjouissantes.

Allez, bien à vous. Que dieu vous garde.

jeudi 27 décembre 2007

Tableeette-euh mi amore (avec accent rital, plize)

Outre, le fait que vous avez pu y constater ma piètre connaissance de la langue de Dante, le titre de cet article est déjà assez explicite sur le contenu de son futur contenu; mais au cas où il y aurait ici parmi l'assemblée des pas réveillés du neurone, je vais vous présenter mon tout premier dessin à la tablette graphique (Rhââââh, les joies du tablètage......). Vous savez, celle que j'ai eu pour noel et dont je vous rebat les oreilles depuis au moins trois articles. Alors bon, ça casse pas trois pattes à un canard non plus hein. De toutes façon, j'ai toujours été incapable de faire du mal aux animaux. Mais passé les premiers instants de joie absolue et de vénération suprême, je tatonne, je tripote, je trifouille, tripatouille, j'explore les fonctionalités de ce nouvel outil, fleuron de la teknolodjaye informatique moderne. Et en fait, c'est nettement moins facile d'emploi que ça peut en avoir l'air de prime abord. Réalisé sous photoshop. Je le précise car quand je dessine sous paint, le résultat est on ne peut plus différent. Le trait est sec et haché comme fait au stylo bille, alors qu'en revanche, avec photoshop, le trait est beaucoup plus fluide. Je vous montrerais peut être un de ces quatre matins si je suis gentille.
Bref-euh. J'aime bien la façon dont j'ai dessiné la tête, ça me change un peu de mon style habituel qui lui, est plutôt, lââârgemment manga-isant, et ce pour mon plus grand désarroi... Le reste c'est moins bien (non, en fait, inutile d'essayer à tout prix de caser au moins une figure de style par article, admettons carrément que le reste du corps, il est complètement caca. Enfin bon, pour rester dans le domaine de mes pulsions scatos refoulées, je concluerais ainsi. Prout.) Mais rappellez vous, je débute.
Pour info, le personnage s'appelle Jane Harker. Elle fait partie de la joyeuse ménagerie d'un.. Hum.. D'un truc que j'aimerais un jour transformer en bédéssinée. J'ai certes, encore quelques progrès à faire en dessin m'enfin, un jour, sait-on jamais, les chevaux volerons peut être, et je pourrais allez tuer ma chimère tel un bélérophon moderne (Double allusion très subtile à la mythologie grecque... Je me surpasse, mes amis, et c'est pour vous !)



Et puis j'ai pas grand choses d'autre à dire alors plutôt que d'essayer désespérément de le masquer en me montrant faussement spirituelle, je préfère vous tirer ma révérence façon looney tune... that's all, folk

lundi 24 décembre 2007

Titre (Ahah, oui je sais, c'était nul comme blague, et hyper-rebattu, en plus. Mais bon, je ne me suis jamais targuée d'avoir de l'humour non plus)

Chose promise, chose due voici la fameuse petite étude comparative des deux adaptations de la Reine Margot que j’ai visionnées. L’une de 54 (Je sais, dans l’article précédent, je vous disais 59, mais je me suis plantée, et la putride langueur d’Astaroth a investi la vacuité de mon encéphale et pris les commandes de mon esprit d’initiatives, de sorte que je n’ai pas la moindre envie d’éditer mon erreur. Et puis de toute façon, voilà qui ne change pas grand-chose au problème étant donné que nous restons somme toute dans les années 50, et que la bienséance et le respect des convenances propres aux films de cette époque ne nous sont pas épargnées) et l‘autre de 94. Ahah, vous l’attendiez, n’est ce pas ? Ne niez pas, je vous sent trépigner d’impatience sur vos chaises, et les vibrations que provoquent le martèlement répété de vos doigts sur le bureau ne m’échappent pas plus. Et remarquez également que pour une fois, dans mon infinie mansuétude, j’ai daigné atteler ma diligence avec des étalons purs sang (jeu de mot subtil, attention les mirettes ! Le trouverez vous ?). Et qu’au lieu de tomber aux oubliettes des promesses non tenues, comme par exemple, le disséquage de mon bouquin de Sade « la philosophie dans le boudoir » que vous attendez toujours, cette critique ci à eu le bonheur de voir le jour. D’ailleurs, à propos de Sade, en fait, je crois que je ne vous en parlerais jamais histoire que mon blog reste un lieu fréquentable pour les moins de seize ans.

Bref, revenons à nos Margots, je vous ait également dit précédemment que j’avais de loin préféré l’adaptation de 54, de Dréville. Notez bien au passage, que j’ai souligné le participe passé du terme indiquant une opinion personnelle, c’est-à-dire que je risque de me montrer complètement partiale et pas du tout objective (pléonasmes power !). Ceci pour une raison très précise, et qui entre autres, justifie là encore ma réputation de cœur d’artichaut aux pulsions fangirlisantes plus qu’envahissantes. Henri de Navarre. Dans le livre de Dumas, j’en suis quasiment tombée amoureuse : il est décrit comme quelque un d’esprit, de présence, de charisme, de souffle, d’ambition, enfin bref, à peu qu’il ne soit le véritable chef de la danse des complots que mènent tous les sangs bleus de France. Je dis quasiment amoureuse car je ne peut tomber complètement amoureuse d’un personnage historique, même lorsqu’il est dépeint par Dumas. J’ai toujours une sorte d’inhibition faite de pudeur et de peur du ridicule. (Enfin à une exception près, bien sûr… Victor Hugo à réussi le tour de force de me faire tomber amoureuse de Charles Quint. Ahah. Pathétique, hein ?) Le fait est qu’ici, ma sympathie pour Henri la future victime de Ravaillac, était suffisamment forte pour me faire compatir à la triste lobotomie que lui a fait subir Chérault. Hélas, Henri, mon pauvre Henriot, c’est ton esprit que l’on assassine à coup de pellicule et de script ! Où sont donc passées ta verve et ta répartie ? Envolées, envolées, les pauvres, parties vers des cieux plus cléments, portées par le vent en compagnie de la dignité de Charles IX et de l’humour de Dumas (qui constituent également deux pertes majeures sur lesquelles je reviendrait), pour ne plus te laisser sur les épaules, que les maigres hardes de tes origines montagnardes ! Te voilà donc réduit à l’état de pantin, de paysan inculte, perdu dans cette famille d’Atride - pour reprendre l’expression de Dumas - avec laquelle ont t’oblige à t’allier. Enfin ! Bien sûr, tu viens du sud et tu chasse l’ours à main nues… M’enfin tu es roi, poutaingmèrde (avec l’accent gascon, plize) ! Tu es sensé avoir reçu une éducation un tant soit peu plus princière et donc être capable de définir ton royaume autrement qu’à travers les montagnes, l’ail et le saucisson. Et vous, oui, vous, m’sieur Chérault, vous êtes un criminel d’avoir massacré un futur roi de France de la sorte. Henri à été épargné de la saint Barthélemy, mais ce n’était que pour mieux se faire traîtreusement assassiner quelques 400 ans plus tard par un metteur en scène désireux de justifier le titre de son film au mépris total de l’esprit du roman du sieur Dumas. Car effectivement, le beau rôle de « La Reine Margot », revient, dans la version de 94 à….. Margot. Logique, me direz vous ? Eh bien non, mes lecteurs, non, car si vous avez lu le roman, ce à quoi je vous enjoint très fortement , vous avez alors eu tout le loisir de constater que son titre était assez peu mérité, et qu’il aurait tout aussi bien pu s’appeler « Henri de Navarre » ou « Le Comte de la Mole », voir encore « Catherine de Médicis », car la kwine modeure tient elle aussi un rôle de premier plan dans l’intrigue, même si il est la plupart du temps, voilé du sombre châle de la conspiration souterraine. Le choix de Chérault, mettre sur le devant du plateau de tournage, le rôle de Marguerite de Valois au détriment des autres aurait pu se révéler intéressant si au passage, il ne l’avait transformée en une irrésistible tête à claques, hautaine, féministe (Eh oui là encore, mais remarquez, c’est la tare de tous les films modernes. On voit que la libération de la femme a passée par là… Et contrairement aux idées couramment reçues, elles n’a pas fait que bien, notamment dans ce qui touche au milieu cinématographique. Toutes les héroïnes de productions à gros budget sont désormais atteintes par une dangereuse et détestable maladie qui change les plus douces d’entres elles en insupportables pétasses : la girl-powerisite), aux allures de fille de joie, osons l’ajouter, car pour se donner en pleine rue comme elle le fait, il faut avoir une vertu aux dimensions du charisme d’Henri. C’est dire si la pauvre Margot à été prostituée par le film. D’autant que certes, je veux bien qu’elle ait une réputation de fille légère, mais que diable ! Inutile de le souligner de la sorte, car l’on confine à la vulgarité et à l’indécence. D’ailleurs, cela va me permettre d’enchaîner sur l’un des points blancs du film de Chérault. Il était temps que j’en trouve un, depuis le temps que je m’acharne sur les noirs. Et pour ceux qui aurait eu quelques difficultés à comprendre la relation de causalité qui relie mes deux dernières phrases, eh bien rassurez vous, il y en a une que j‘établi très bien dans ma tête, et que je m’en va vous expliciter de ce pas. A savoir la crudité. Car autant le film de Dréville est léger et d’une pudibonderie effarouchée, à la limite du ridicule (La Saint Barthélemy n’est que peu ou proue montrée. Quant aux cadavres mutilés des huguenots massacrés (ou encore des jambes de La Mole après qu’il ait subi la torture) ils sont Oh miracle, exempts de la plus petite goutte de sang. Les corps, bien que sensés avoir été sauvagement déchiquetés et éventrés, semblent être autonettoyants, comme le pare brise de la nouvelle Toyota yaris. Quel anachronisme !…. Et ne parlons pas non plus du sexe, qui pourtant, sous-tend l‘ensemble du roman. Il n‘est évoqué que par deux trois scènes de semi-nudité, d’une fraction de seconde chacune. Et.. Ah, si ! Pardonnez moi, rendons à Napoléon ce qui appartient à Napoléon. Une fois, Dréville nous laisse à loisir nous rincer l’œil sur le joli petit cul impeccablement blanc et lisse de Jeanne Moreau, trois petites secondes et puis s‘en va se cacher derrière les rideaux de velours rouge de son baldaquin, parce que la nudité c‘est bien mignon, mais faudrait voir à pas trop oublier qu‘on est dans un film tout public, et qu‘une paire de fesse, c‘est quand même une paire de pommes tentatrices. Vade rétro, quoi. J‘adooooore les années 50), autant « La Reine Margot » de Chérault est un film noir corbeau. Tout est montré, tout est dit, quitte à faire d’horribles anachronismes linguistiques (Au tout début, après son mariage, Margot, l’air hautaine et prétentieuse, glisse dans l’oreille d’un Henri à l’air gentiment crétin, un peu comme un poisson rouge qui contemplerait de son œil vide, la décoration de son nouvel aquarium, un mémorable : « Vous ne coucherez pas avec moi ». Ben voyons. Enfin à ce qu‘il parait, le film ne se veut pas historique. Tant mieux, parce qu‘alors, ce n‘est pas dans les orties, ni même dans les ronces, mais dans le lac aux piranhas qu‘elle a été poussée, la pauvre mémé.). Les scènes de sexe conservent une certaine élégance esthétique, même si parfois, elles sont limitrophes de la pornographie, et qu’on voit tout. Quant à la St Bathélemy, elle représente véritablement l’apothéose. Toute l’horreur du massacre est admirablement rendue par une succession de meurtres filmés sans tabous, le tout sur fond de musique gothique aux tonalités inquiétantes.

Et….
Ahah, avouez que vous y avez cru, hein ? Ce que c’est naïf, un lecteur de blog idiots, tout de même. Et à plus forte raison lorsque le dit blog idiot en question est tenu par une procrastineuse diplômée et chevronnée de ma trempe, doublée d’une feignasse à qui sera réservé le plus mignonnet coin du tartare. Bref, alors comme ça, vous pensiez réellement que j’aurais le courage d’écrire une étude comparative complète aussi vite ? Mais non, non, mes amis, rassurez vous, je suis toujours aussi fidèle à moi-même. Vous avez eu peur, n’est-ce pas ? Peur que l’on ne m’ai subrepticement remplacée pendant que je dormais par un clone auquel on aurais amputé l’aire « paresse » du cerveau (et donc auquel il ne doit plus rester beaucoup d’encéphale).

« étais-je identique à moi-même lorsque je me suis levée ce matin ? Je crois bien me rappeler m'être sentie un peu différente de l'Alice d'hier. Mais, si je ne suis pas la même, il faut se demander alors qui je peux bien être ? Ah, c'est là le grand problème ! »

Eh bien non, c’est vraiment moi et non une pâle imitation qui vous tape aujourd’hui ces lignes d’une main tremblante de sommeil parce qu’elle se meut au dessus du clavier à 3 heures du mat’ et que la personne se trouvant au bout de cette sus-citée main ne se sent pas vraiment le courage de continuer son post plus avant. Libre à vous d’être contents ou pas, de pousser de longs soupirs de soulagement ou de longs murmures de dépit. Le fait est que je continuerait ce message plus tard. Si je suis gentille peut être demain. Mais si je suis méchante, alors je ne sais pas, peut être à la saint bling-bling… Vous savez, là quand que les serpents y-z-aurons des dents. Et étant donné que nous serons demain le pénultième jour avant le réveillon. Enfin, pardonnez moi, je voulais dire cet après midi. Bref, je risque fort de me montrer très méchante, d’ailleurs, je suis justement en train de visionner mes classiques Disney, histoire de travailler mon rire sardonique de super-vilaine.

Naturellement, il va de soi que j’éditerais le présent article pour rajouter la suite de mon commentaire, et que je supprimerais en même temps, cette transition débile. Enfin, allez chercher de l’inspiration à trois heures du mat’, vous aussi, hein…

Allez, Do Zvidanya, les gences

vendredi 21 décembre 2007

Je ne sais ce qui me possède, et me pousse à dire à voix haute....

Je me sens aujourd’hui d’une humeur loquace, ou plutôt scriptographe, même si je doute sincèrement que ce mot existe. Indice, ce sont les vacances de noël.....

Aaaah, Noël, noel, vous savez, vous connaissez tous... Les bousculades effrénées dans le hall des grands magasins pour le dernier train électrique du jouet club local, les interminables dîners de familles coincé entre tata Raymonde et oncle Hyppolite à parler météo, football et politique, ainsi que sur le coût actuel de la vie qui ne cesse d’aller crescendo; les douces fragrances vaguement pestilentielles du sapin made in « ED » qui embaument aimablement tout le salon; les guirlandes, sortes de long rubans poilus qui attendent traîtreusement postée au dessus d’une embrasure de porte, de s’enrouler autour du pauvre passant peu méfiant; les combats acharnés contre la guirlande électrique qui refuse obstinément de ne s’allumer autrement que par intermittences; Les dilemmes cornéliens digne de renvoyer Rodrigue et ses stances au vestiaire des geignards inutiles, tel que « bon, on ouvre les cadeaux le 24 ou le 25 ? » ou encore « Toasts au seigle ou nature ? », « Tf1 ou M6 ? » (Aucuuuuun-euh !); la joie immodérée, sans bornes, frénétique, extatique et pléonasmique d’offrir des présent à autrui au grand dam de nos économies personnelles; le déchirage sauvage des paquets cadeaux d’une main tremblante et émue, l’expression d’une infinie avidit…. Euh, reconnaissance, pardon ! Peinte sur le visage….. Bref, autant de moments magiques qui resteront à jamais gravés dans les esprits. Mais cette année, noël, la « so-called » naissance du pitit Jésus, m’apportera moult satisfactions et présents utiles (La fête de Noël, hein, pas Jésus ! Lui, il a déjà donné…) Je vous en parlerais plus en détail dans un article consacré. En attendant, petite énumération rapide de ce que je risque d’avoir. Pour une fois, d’ailleurs, je suis à peu près sûre de tous mes cadeaux, y compris de mes cadeaux surprises (Ce blog atteint des Everest de logique), étant donné qu’un incident indésirable les a mué en une calculatrice graphique Texas Instrument rose fuchsia (Merci petit Michel noël, toi qui connaît si bien mes goûts). J’aurais donc cette année sous mon sapin une tablette graphique (évoquée dans le précédent article), les tomes 4, 5 et 6 de De Cape et de Crocs (la plus mirifiquement géniale bédéssinée du monde souvenez vous !), un opéra de Mozart, les noces de Figaro (Je vous enjoint d’ailleurs à ce propos, fortement à écouter « Terzetto Cosa Sento », que vous trouverez en dessous de « non piu andrai », sous l’onglet « bêêêlles musiques » de ma radio, à votre gauche. Si vous ne frissonnez pas en entendant chanter Suzanne, alors c‘est que vous avez, selon toute probabilité, subi une trépanation au cours de laquelle toute votre corde sensible a été malencontreusement retirée), un album de Jack the Ripper; un coffret « live à l’Alhambra » de Loreena McKennitt; les variations Goldberg de Bach interprétées par Glenn Gould en 55 (version Speedy Gonzales et bip-bip réunis); un best of de Jean Ferrat (de toute façon, il est impossible de trouver autre chose que des best of, pour ce chanteur.) et voilà. Peut être aussi quelques livres dans la veine d’Autant en Emporte le Vent, des Frères Karamazov, de l’Idiot, de Les âmes Mortes (Je m’intéresse à la littérature russe du XIXème, en ce moment, et vous, naturellement, cultivés que vous êtes, avez reconnus en ces trois dernier livres, une partie des œuvres Dostoïevski et de Gogol) ou encore David Copperfield. J’ai exprimé à haute et intelligible voix le désir répété de lire ces ouvrages. Les graines sont plantées, et y’a plus qu’à espérer que la récolte sera bonne.

Enfin bref, sinon, tous ça pour dire qu’à l’origine, si j’écris un nouvel article, ce n’est pas pour vous parler de mon noël, mais d’autre chose. Rétrospectivement, je vais faire le récit d’une journée passée à Paris à l’occasion de la sortie du tome 5 de Tara Duncan. Tout cela c’est certes, déroulé il y a trois mois, mais qu’à cela ne tienne. Aujourd’hui me prend l’envie de vous conter mon après midi du 29 septembre, aussi dit, pour les connaisseurs et adeptes de la secte taradictienne, la mémorable « soirée du tome cinq ». Enfin mémorable, ça reste tout de même à voir pour moi. Mémorable pour mes jambes, certes. Après avoir été exposées à 5 heures (remarquez que pour le tome cinq, j’ai attendu cinq heures, subtile coïncidence n’est-il pas ? J’espère tout de même que ce n’était bel et bien qu’un vulgaire fait du hasard, parce qu’attendre 10 heures pour le tome dix, très peu pour moi.) de stagnation verticale sur une piste de danse bondée convertie pour l’occasion en sentier pour ovin (Et non Ovni, notez au passage que le « i » est bien avant le « n ». Oui, je sais, vous le saviez, cette remarque, en plus d’être con , est donc parfaitement superflue.. Enfin, remarquez que l’on reste dans l’ambiance générale du blog). J’ai été tentée un instant, portée que j’étais par le souffle de mon envolée lyrique (et ça ne vole pas haut…. Tiens encore une parenthèse super utile) de rajouter « pour ovin sur le chemin de l’abattoir », mais en fait non, ç’aurait été vexant pour Sophie, car cela serait revenu à la comparer à un bourreau d’animaux, ou bien alors à une machine à décapiter les moutons, pardonnez mon hésitation, mais en matière de technologies d’abattage, je suis loin de tenir mes fichiers à jour. Donc, voilà, le 29, levée à une heure exceptionnellement matinale pour une couche-tard comme moi, je me dépêche d’enfiler mes vêtements du dimanche, une charmante robe très décolletée et qui a une fâcheuse tendance à se laisser sournoisement glisser au moment où l’on s’y attend le moins, le long des deux excroissances de chair molle fixées sur mon torse. Il faudra que je pense à y coudre des bretelles, un de ces jours. Mais peu importe. Ensuite, malgré des dispositions dûment prises la veille afin de ne pas rater mon train de 10 h, et qui consiste en un réglage minutieux du réveil sur 8h30 55 secondes 3 dixièmes (je vous ferais grâce des centièmes) j’ai tout de même trouvé le moyen de me lever en retard. Donc à peine mes yeux ouverts, les capteurs nociceptifs placés en dessous envoyèrent une fluctuation électrique le long de ma moelle épinière jusqu’à mon encéphale (réminiscences du bac d’SVT de cet été, Bac, auquel j‘ai tout de même eu 16, merci, applaudissez, d‘autant que je suis passée sur « du phénotype au génotype« , soit mon sujet de prédilection en commençant par le bas, et le seul que je n‘avais pas jugé utile de potasser sérieusement. Merci, m’sieur Miterrand, d’avoir pris des disposition pour que 80% des élèves obtiennent leurs Bac ! ), là où réside, dans une sorte de no man’s land de fonctions intellectuelles, mon unique neurone, seul rescapé de mes longues séances de lobotomie scotchée devant mon écran d’ordinateur, à jouer à des jeux débiles, écoutant des musiques débiles; ainsi que du terrible cyclone tout de strass, de paillettes, et de bris du miroir aux alouettes, qui traversa de part en part ma petite personne durant 4 ans, de 12 à 15 ans, j’ai nommé l’adolescence. Fin de la phrase, merci, apportez moi une tasse d‘earl grey, s’il vous plait (je ne prendrait même pas la peine de relever la rime, tant elle est minable… Ah, Mordi, trop tard ! D‘ailleurs au passage, pour revenir rapidement - je vous le promet - sur ce juron contracté de « par la mort de dieu« employé précédemment et tiré du *très* honorable roman du sieur Dumas, « la reine Margot », je vous ferais très prochainement dans ces colonnes, une petite étude comparative des deux adaptations cinématographique que j’en ai vu, avec la promptitude et le fin cynisme que vous me connaissez. Une en 1959 et l’autre en 1994, les deux ayant leurs points forts et leurs points faibles, même si, fidèle à mes penchants, j’ai de loin préféré la version de 59. Tout en sachant qu’aucun film ne remplacera bien sûr, jamais le génie romanesque de Dumas. J’avais littéralement les tripes en bouillie en lisant ce roman, et même si l’on en connaît la fin (enfin, pour quiconque connaît un peu l‘histoire de France hein ? Fort heureusement c‘est mon cas), Alexandrinouchet, en grand virtuose orchestre les sentiments de son lecteur à sa (Henri de) Guise (Ouh, sacrebleu que c‘était nul, comme jeu de mot) Allez fin de la parenthèse, vous suivez toujours ? Non ? Ben tant pis alors, je continue sans vous). Aaaah voilà, ça fait du bien de s’irriguer un peu le gosier. Donc, je disais que oui, pour causer de manière moins pompeuse et moins sibylline, je dirais que sitôt mes paupières lourdes de sommeil relevées par-dessus mes pupilles, mon neurone pourtant entouré d’une chape de brouillard aux vertus comateuses, me signifie qu’il est 9 h passé 5 minutes. Je bondis alors sur mes frusques et me précipite comme une tornade noire, hors de laquelle flottent au vent quelques fins liens couleur caca mouchetés de blanc qui, vous l’aurez devinés sont en réalité mes cheveux plein de pellicules (beurk), vers ma salle de bain. Un rapide brossage de dents, un peu de déodorant, un coup de peigne bien mérité, et me voilà prête a passer à l’ultime épreuve : le peinturlurage de guerre, comme dirait ma mère qui n’a pas son string de, pour reprendre la rime largement usité par mes pairs lors de mes années primaires. Avant de passer aux explications détaillées, un peu d’histoire : la pratique du peinturlurage de guerre trouve ses sources en Amérique parmi les diverses tribus amérindiennes qui, avant de partir défendre la terre de leurs ancêtre, se maquillaient joues et paupières de façon tribale, afin d’effrayer leurs adversaire. Aujourd’hui, les colons angliches ont passé, et les vertus civilisatrices de la conquête de l’ouest ont rayé des coutumes amérindienne, cette pratique pour le moins barbare. Mais, cette tradition a-t-elle disparu partout, me demanderez vous ? Eh non, les amis, sachez qu’elle à perduré en Europe. Dans le pays de Dumas, près de la ville de St Ex, une irréductible adolescente aux pensées romantisantes marquées, persiste encore et toujours à résister aux envahisseurs fond de teint, gloss à paillettes, et fard à paupières bleu, pour rester fidèle à son khôl et son stick à lèvres violet. Et cette adolescente, c’est moi. Moi qui, lors de grandes occasion, prend toujours la peine de me tartiner les paupières d’une pâte visqueuse et informe, sensée me colorer le pourtour des yeux d’une joyeuse couleur noire. Cette façon de me maquiller m’a souvent valu quelques remarques désobligeantes de la part de mon entourage, mais la fiente de la blanche colombe n’atteint pas le (la) fier( e) crapaud(e ). Et bref, une fois attifée, habillée et maquillée, je me dépêche de petit déjeuner avec un bol de nesquick trempés trop longtemps dans le lait. Du coup, il ont ramolli et j’ai l’impression de mâcher des crottes de lapin au goût vaguement chocolaté. Miam miam, quoi. Heureusement, ce n’est pas le genre réflexion que je me fait au moment de manger. J’avale aussi un verre de jus d’orange acide amûûûreusement préparé par môman, et j’enfile ma paire de bottes aux semelles nomades, assise sur le carrelage beige du couloir (oùlah, que de précisions mirifiques d‘utilité, n’est-ce pas ?) Une fois sur le pallier, je « check », pour employer un anglicississme (je ne suis pas sûre de l’orthographe. D’ailleurs, au passage, pour la petite anecdote. Après avoir tapé ce mot, Word, qui dans toute l’infini sagesse de son cerveau informatique, ne le connaissait pas, me l’a corrigé en « anglicanisme ». Je suis poursuivie par la Réforme !), je chèque donc une dernière fois toutes mes affaires. Balladeur Mp3 ? Ok. Feuilles, crayons, gommes et taille crayon ? Ok. Bouquin pour passer le temps durant le trajet en train ? Ok. Déguisement ?… Euh… Pas Ok. Pas de déguisement. C’est dommage, mais finalement, je n’avais trouvé d’idée. Donc hormis ceci, tout est Ok. Bien, Nous voilà parés pour l’aventure, mon vieux Milou !….. Euh, non, finalement, excusez moi, je me trompe de réplique.
Finalement, je passerais sous silence le trajet pris en charge par la SNCF, avec son confort habituel. C’est-à-dire que nous étions, ma mère et moi, assises sur de pittoresques banquettes marron trouées, recouvertes de ce que l’on a voulu nous faire passer pour un appui-tête, mais qui ne consiste en réalité qu’en une serviette en fibres plastiques négligemment jetée par-dessus le dossier. Sans oublier les turbulents voisins de derrière qui ont eu l’extrême gentillesse de me larder le dos de coup de pied tout le trajet durant, et des bruyants voisins du côté qui voyageaient avec leur fille de cinq ans, véritable machine à pleurs dont l’interrupteur semblait résider en son doudou lapin bleu. Et ne parlons pas des toilettes de Méphistophélès, ainsi surnommées pour l’air méphitique que l’on y respire. Sans blague, à ce stade, ce n’est plus de la puanteur, c’est du concentré de vitriol qui vous ronge les poumons si vous respirez. Je vous laisse imaginer la sinécure que c’est que d’aller au toilettes ne serait ce que pour se laver les mains. Autant attendre quitte à passer pour un ver de terre à force de se tortiller sur son siège. C’est douloureux, mais tant que l’on aura pas identifié avec précision la composition de l’atmosphère des toilettes du TGV Lyon-Paris et que l’on ne m’aura pas assuré qu’aucune substance cancérigène n’y entre, alors je jugerais plus prudent de me retenir.
Arrivées au lieu de ralliement, c’est à dire la discothèque « La Scala », privatisée pour l’occasion, nos jambes, à ma mère et à moi, avaient déjà légèrement commencé leur processus de dématérialisation. Alors lorsque nous sommes entrées, après que deux charmantes hôtesses nous aient remis deux bracelets passe-droit rose fuchsia (encore et toujours) estampillés « Tara Duncan et Clara Chocolat », imaginez la vaste étendue de notre désespoir en découvrant non pas une énorme file d’attente, mais un pantagruelesque troupeau de fans, espèce dont la sociabilité ne fait pas un plis, et répondant au doux nom savant de Taraddicts (terme qui contracte « Tara » et « Addict », et que je trouve très bien trouvé au passage). Au vu de cet attroupement, nous avons jugé plus sage d’opérer un repli stratégique sur les côtés, vers le mini bar et le buffet à volonté. Buffet consistant en fait, en tout et pour tout, en un ensemble de petites boites « haribo » essaimées un peu partout sur les tables ,et contenant des sachets de bonbon caoutchouteux, bourrés de sucres, de colorants, et autres substances hautement favorable à la santé. Miam. Mais je le confesse, j’en ai mangé plein. Surtout les os bicolore, blanc et rouge, les meilleurs à mon goût. Il y avait aussi des espèces de choses jaunes allongées et que l’on voulaient nous faire prendre pour des poissons. Ceux là étaient absolument immondes, avec un arrière goût de citronnelle à faire fuir tous les moustiques sur 10 kilomètres à la ronde; et je comprend pourquoi ils étaient en libre service. Vu leurs grandes qualités gustatives et gastronomiques ils n’avaient pas du coûter de sommes trop astronomiques aux fournisseurs.
En milieu d’après midi, la séance de dédicaces s’est arrêtée pour laisser place à une conférence de Sophiiiiie (Sophie - Sophie, n’a cessé de scander tous le parterre au grand dam de mes fragiles tympans), puis à un concert (en play back, n’en déplaise à certains) de sa fille consistant en une danse frénétique autour de la scène tout en chantant des paroles d’une niaiserie guimauvaires au parfum de madeleine, pour certaines. Mais bon, ce sont sensées être des chansons pour enfants et si l’on reconsidère les choses dans cette optique là, la chanson sur Médor le mignon petit toutou passe nettement mieux. Pour l’occasion, afin de mieux entendre les paroles de la grande déesse, et malgré qu’elle ait pour cela un micro, toute la foule c’était rassemblée en amphi autour du podium dominant le fond de la piste, histoire de mieux retenir les sons. Donc, lorsqu il a fallu reformer la file d’attente de ceux qui n’avaient encore pu faire signer leur exemplaire du tome 5 (et Sang du christ, il y en avait !), de façon plus académique, ce fut un dantesque bazar, et par un tour de passe-passe absolument merveilleux qu’encore aujourd’hui, je ne parviens que très difficilement à m’expliquer, je me suis retrouvée en toute fin de file, à vingt mille lieu derrière des gens qui se trouvaient à deux pas derrière moi au début. Cherchez l’erreur. Finalement après encore une heure d’attente et force courbatures, sur la pression de ma mère dont les muscles des jambes commençaient à se liquéfier d’alarmante façon, nous avons quitté la Scala avant la fin des dédicaces, et sans avoir pu recueillir le précieux autographe de madame Sophie. Mais qu’à cela ne tienne, me consolais-je alors, j’irais la voir lors de son passage à St étienne.
Et donc, pour conclure cette follement palpitante après-midi, nous sommes allées au Louvre, 15 minutes avant sa fermeture, ce qui ne fut pas d’une grande utilité étant donné que, par un étrange instinct que je ne m’explique pas, nous suivîmes, en accéléré, exactement le même parcours que cet été, et loupâmes par conséquent exactement les même salles. Parcours qui passait par l’aile Richelieu (ce me semble, à moins que ce ne soit l’aile Denon… Bref, comme vous pouvez le constater, ma mémoire/passoire me joue de vilains tours.), une succession de salles italiennes, allant des primitifs jusqu’au seuil du temple suprême, j’ai nommé la salle de la Joconde (et passant devant un tableau de Marmita, un italien pas très connu qui a peint une vierge à l’enfant absolument magnifique et que, dans mon infinie clémence, je vous laisse admirer en fin d’article). En fin de compte, pourquoi diable avons-nous inconsciemment repris ce chemin, alors que nous connaissions déjà les salles traversées par cœur ? Est-ce par dépit de n’avoir pu contempler la Joconde lors de notre première visite à l’ancien palais royal, masqué qu’elle était par un compact attroupement de ter-art-istes nippons, armés d’une colonnes d’appareils photo numériques dernier cri comme on n’en voit qu’à la télé ? Où bien sont-ce les panneaux indicateurs subtilement placés à chaque tournant et nous montrant le chemin à suivre pour aller se perdre d’admiration devant le chef-d’œuvre de Leo ? Qui sait ? En attendant, je ne sais plus quel comportementaliste à réfuté l’efficacité des messages subliminaux, mais il a tout faux, c’est moi qui le dis !
Enfin bon, sinon, hormis le fait qu’en rentrant après un nouveau passage dans le TGV grand luxe, j’avais l’impression d’avoir deux colonnes de nerfs à vifs plantées de part et d’autre du bassin, ou deux arc bien tendus, au choix, prenez la métaphore qui vous plait, tout ça pour dire que j’avais TRES mal aux jambes (!); bref hormis tout ça, c’était une après-midi sympa, même si je ferais pas ça tous les jours.

Bon, et si je vous raconte ça, maintenant, en décalé, c’est parce que j’avais envie d’écrire. Je n’écris plus tellement en ce moment, comme j’ai une affreuse tendance à détester tout ce qui sort de mon clavier (c’est moins élégant que de dire « de ma plume », mais, bon, il faut vivre avec son temps), chaque fois que j’ai une idée, je n’ose pas la poser, et je la garde en tête. Un peu comme dirait Charles Juliet dans son autobiographie « Lambeaux », tous mes textes sont avortés avant même que je n’en ai écrit le premier mot, et ce parce que je sais qu’il seront par trop inférieurs à ce que j’avais rêvé d’écrire, et qu’ils n’égaleront jamais les œuvres des écrivains que j’admire. Mais en même temps, avoir une idée non réalisée en tête, deux ça passe encore, trois, les rouages comment sérieusement à grincer, quatre, on a la très agréable sensation d’avoir un mini Vésuve prêt à entrer en éruption sous le crâne, et cinq, c’est trop. A cinq il faut que j’écrive. Pas forcément ce que j’avais premièrement en tête mais un truc, n’importe quoi. Comme là. Et ce qui est terrible, c’est qu’après relecture je suis toujours effarée de l’infinie connerie de mes message ainsi que de mon style horriblement pédant, crâneur, pompeux, ambigu, prétentieux, bref en un mot, indigne d’une fille qui voudrait devenir écrivaine. Parce qu’être écrivaine, c’est pas snober ses lecteurs par des suites d’emboîtages d’adjectifs. Enfin peu importe, je vais commencer par arrêter de me plaindre et de m’apitoyer sur mon sort. Ce sera déjà un grand progrès, je pense.

Et puis j’ai envie d’aller grignoter un truc, mais malheureusement, cela fait une semaine que les courses n’ont pas été faites, et mon frigo ressemble à l’antarctique. Il ne manque plus que des mini pingouins et des mini ours polaires chassés par de mini Inuits pour compléter le tableau… D’ailleurs il faudra que je pense à vérifier dans le congélateur, qui sait ?

Allez, Bien à vous très chers, et à le revoyure.

P.S. Pour ce qui est de mon titre, qui je trouve, colle assez avec l'esprit général de cet article, il n'est pas de moi, car comme vous le savez, jene suis qu'une sale plagieuse. J'aurais aimé l'écrire, mais malheureusement Aragon l'a fait avant (le salaud...) dans un poème qui s'intitule "les poètes", et qui a été mis en musique par Jean Ferrat, chanteur que j'adule. Bref, c'est super beau, et je ne dis pas ça parce que j'aime le chanteur et le chanté. Par exemple, Murat à sorti un disque de mise en musiques de poèmes de Baudelaire dont les mélodies ont été initialement composée par Ferré. J'aime Charles et j'aime Léo, mais le disque, lui, je l'ai pas du tout aimé (à part le Madrigal triste qui se trouve quelque part dans ma radio... La flemme de vous indiquer où exactement) Tandis que là, avec Ferrat, non seulement les mélodies sont belles et envoûtantes, mais en plus elles collent très bien avec le texte. Je vous donne la fin du couplet :

...Ni pour la pitié ni pour l'aide,
Ni comme on avouerai ses fautes

Ce qui m'habite et qui m'obsède.


re P.S., le retour de la vengeance : Au fait, mes attentifs et avisés lecteurs, serez vous capables, faisant usage de votre vue affutée d'aigle (impérial ?) aux aguets, de retrouver toutes les mauvaises rimes dont je me suis allègrement et joyeusement amusée à parsemer cet article ?

P.S. (ter, un dernier pour la route) : Ze fameux tableau du Louvre, la Vierge à l'Enfant de Marmita… Dites moi si vous aimez


samedi 15 décembre 2007

Ta ta tataaaaam (vous avez recconu la Cinquième de Beetho ? Non ? Alors c'est que vous n'avez pas l'oeil musical...)

Savez-vous qu’en cette période anté-christienne/a (ça, c’était un petit clin d’œil spécial fore you, pour les appréciateurs de mes jeux de mots pourris et de la nipponne Nothomb), je m’ennuie profondément ? Non ? Eh bien à présent c’est chose faite. Comment, cela ne vous intéresse pas ? Mais moi non plus, et c’est donc pour cela que je vous le raconte. Car outre un désir exacerbé et exalté de partager avec vous et pour votre plus grande joie, mon goût du gaspillage ignominieux de temps, c’est une volonté certaine de me débarrasser de toutes mes inintéressantes pensées de sorte à avoir l’esprit aussi dégagé possible, qui font se mouvoir mes doigts au dessus de mon clavier. Logique. Si je soliloque en pure perte, pour ne pondre finalement qu’un pavé sans con-sistance mais très con tout court, alors ma tête se sera allégée de toutes ces bêtises sans intérêt, et je n’aurais plus que des choses intéressantes à dire, tout en gardant à l’esprit qu’aucune de ces sus-citées bêtises ne me serait venue à l’esprit si je n’avais décidé de prendre ma plume numérique (concilions l’élégance de la tradition, et le pratique de la modernité) pour commencer à m’entretenir avec vous - vous - mais qui êtes vous, au juste ? Car puis-je seulement espérer que quelque un de pixel et de Mo me lit ? Allez soyons fous. Admettons que vous ayez eu le courage de lire ces quelques lignes d’introduction sans sourciller (faut-y que vous m’aimiez, tout de même). Puisque je m’ennuie et me morfond en attendant noël et ma tablette graphique (à laquelle je vous déjà un amour sans bornes ni douanes, ni encore moins taxes douanières - de toute façons, elle ne fait que circuler dans l‘espace Schengen - pour la vie qu‘elle va me simplifier), c’est un fait réel et avéré par l’université de Cambridge lors de récentes études. Puisque que mon agenda est aussi vide que mon frigo, et aussi troué que mes chaussettes - Non, je ne vis pas du RMI - Je m’en vas-t-y pas vous livrer ma recette pour tuer le temps. Regarder des films. Tout et rien. En ce moment, je puis même vous parler des deux longs métrages qui tournent en boucles sur mon lecteur vidéo. Il s’agit de Barry Lyndon, un pur chef d’œuvre auquel je vouerais toujours un culte aveugle, et sur lequel je n’ai donc rien à dire de plus que l’expression distinguée de mes sentiments : « Waaaaahhhh Y l’explose trop grave sa mémé à la bombe H, ce film ! Kubrick je t’aiiiiiiime-euh (tu voiiiiis mais tu ne le saaaiiis pas….. J’ai toujours des chansons à la con dans la tête) ».
L’autre étant un film assez récent (2006 pour la sortie américaine, et ma Sœur Anne ne voit pour l’heure, rien venir au loin pour le pays de Dumas, si ce n‘est le soleil qui ne poudroie même plus, masqué qu‘il est par un ininterrompu et enthousiasmant rideau de pluie), et qui s’intitule « Copying Beethoven ». Et celui là, je peut vous en parler. Il raconte la genèse de la neuvième et dernière symphonie du compositeur. Le sieur Ludwig van,alors complètement sourd, est contraint de demander au conservatoire de lui envoyer leur meilleur élément afin qu’il l’assiste dans ses travaux et recopie ses partitions (Je ne ferais pas l‘insulte à votre intelligence surdéveloppée, de vous signifier au passage que le titre viens de là…. Ah, God dam, comme dirais Figaro, trop tard !…). Mais, problèmo. L’élément en question se révèle être… Une élémente. Anna Machinchouette (Je n’ai vu le film qu’en anglais et n’ai jamais réussi à capter son nom de famille. Elle le mâchouille trop avant de le recracher), jeune, jolie, brillante, admiratrice de Beethoven, généreuse et désireuse d’obtenir l’aval du grand Maestro pour ses propres compostions. En bref, le parfait petit prototype de la tête à claque. Et alors interprétée par Diane Kruger… Là non, ça coince. Je peut pas. Je bloque Diane Kruger… Y’a un truc hormonal entre elle et moi qui fait que ça passe pas. Chaque fois que je la voit sourire à Ludwig (mon Ludwig, rappelons le), j’ai des fourmis dans les mains accompagnées d’une forte envie de la tarter. Mais bref, passons donc sur mes aversions personnelles. Qu’ai-je donc à dire d’autre sur ce film que somme toutes, j’aime bien ?
Eh bien tout d’abord…. C’est beau. Voir même, plus que beau, je rajouterais, magnifique. Chaque plan ressemble à un tableau admirablement cadré, haut en couleur, harmonieux, dont se dégage une ambiance particulière de majesté tranquille et envoûtante. L’évocation de la nature est remarquable, la ville de Vienne est purement fantaisiste, mais qu’à cela ne tienne. C’est beau. C’est vrai, après tout, qui se soucie de la réalité historique, de la vraissemblance des costumes et des décors, de la simplicité puérile du scénario, tant que l’œil est comblé ? Pas moi en tout cas. Et j’adresse même une mention spéciale aux passages mis en sourdine, où l’on voit les décors trembler, pour évoquer la surdité de Lulu. D’ailleurs le raccord entre musique et cadrage est toujours bien foutu. Dans un film consacré à l’un des plus grands compositeurs de tous les temps, c’est plus ou moins naturel, me direz vous… Et bien certes, certes, mais il n‘en demeure pas moins que c‘est beau. Tout est harmonieux et bien trouvé… Et il le faut, car si l’on prend la peine de se détacher du côté esthétique pour se pencher plus avant sur le film lui-même, l’on se rend rapidement compte qu’il s’agit d’une coquille creuse, d’une scène -richement décorée - mais où s’agitent des pantins désarticulés, sans charme. Attention, je ne dis pas que les acteurs jouent mal. Ed Harris campe d’une façon admirable, un Beethoven en montagne d’égoïsme et de cynisme buté. Mais dommage qu’il soit aussi serré dans son carcan scénaristique. Car, en gros, voilà le casting, hollywoodien en diable : la belle héroïne, douée et féministe (important ça, le côté féministe) qui donne la réplique et finalement se concilie les bonnes grâces de l’ours mal léché, buté dans ses torts qu’est Ludwig. Une Euterpe contemporaine sortie d’on ne sait où et qui va, en plus de l’aider à mener à bien la première de sa neuvième symphonie, ouvrir les yeux du compositeur. D’ailleurs à ce propos, saviez vous que notre pauvre Beethoven était un scato refoulé, adepte des jeux de mots et de mains les plus navrants, et pratiquait une auto-dérision non moins navrante vis-à-vis de son œuvre ? (En gros, il montre ses fesses pour illustrer sa sonate « clair de lune », subtil, hein ? Mais bon, je vous le confesse, j‘ai ri. Sans oublier l‘inoubliable scène du « fartissimo« , nec plus ultra de la finesse, et qui consiste en un jeu de mot entre « fortissimo », terme musical et « fart », visse minze « prout « en angliche; le tout illustré à grand renforts de bruits incongrus produits par la friction de la main sous l’aisselle. Un gag d’anthologie… Mais qui m’a fait rire) Moi non plus, c’est là l’une des nombreuses vérités historiques que nous délivre le film. Sans oublier les autres fantoches au caractère plus que convenu et au charisme aussi plat qu’une plaque d’égout, qui s’agitent désespérément dans cette océan de beauté sans sembler parvenir à faire surface. Il y a le neveu prodigue, joueur invétéré, pianiste modéré et selon ses propres dires sans aucun talent, mais que Lulu ne peut s‘empêcher de sacrer son successeur dans ses rêves les plus fous. D’où une fracture familiale, un malaise qui chez Carl Van Beethoven, car(l) tel est son nom, se traduit par un cynisme acerbe et gêné en présence de son aïeul mais surtout, d’une prévisibilité à bailler aux corbeaux - D’autant que n’ayez craintes, vous grands amateurs de cinéma tout publics et de Appie-ennedingue à la sauce Hollywood saveur oignons, grâce à Diane Kruger, qui est tout de même la nièce d‘une mère supérieure, tout s‘arrange. Il y a aussi le fiancé à Diane, qui ne la mérite pas. Un ingénieur… Ah, ça y est, vous avez compris ? Et bien oui, tout à fait (Thierry), c’est ça, l’opposition entre l’artiste, le ressenti, l’exaltation des sentiments, de l’imagination, la liberté du musicien torturé qui joue de son instrument seul, face aux éléments déchaînés en haut d’une falaise de calcaire millénaire, Friedrichien en diable; et le scientifique, la modernité, le triomphe des sciences et de la rationalité mathématique sur le sentimentalisme romantique de nos pères, l‘ingénieur sérieux, serré dans son costume trois pièce impeccable et le nez toujours penché sur ses calculs, l‘air de croire que la beauté de la Sainte Création tient toute entière du nombre d’or. Ç’aurait pu être une réflexion intéressante, mais en fait non. C’est traité d’une façon trop grossière et trop manichéenne comme trois fois l’mont Everest pour ne pas faire sourire.
Donc en gros qu’est-ce que je peut bien lui trouver à ce film, moi, hein ? Si c’est plat scénaristiquement parlant, si c’est absurde historiquement parlant, si Beethoven, mon Baie-tôt-veux-nœud, mon Lulu d’amur, le phare - que diable dis-je là ? - le soleil resplendissant du romantisme musical (avec Chopinouchet-chinou-chéri… Mais ceci est l’histoire d’un autre amour aussi passionné qu’impossible, que, dans mon infinie mansuétude, je ne vous conterais jamais, afin de vous épargner l’ennui d’une longue divagation d’adolescente en fleur dont la Raison commence sérieusement à se noyer dans un flot d’hormones et de célibat mal vécu) est éclipsé au profit d’une Mary Sue absurde, qui attire les sympathies comme le vinaigre les mouches. Je critique, je critique, mais n’empêche que je regarde… Et pire hérésie, j’irais l’voir en salles à sa sortie française. Ben c’est beau et bien joué. Et c’est tout. En fait, je suis une fille très simple, moi, et adepte de la philosophie de Baloo.

dimanche 25 novembre 2007

encore un post... ?!

Fichtre, encore ! Youpie... ça vous en bouche le coin-coin, à tous, n'est-il pas ? J'ai décidé de peupler un peu la solitude glacée de ce blog en créeant tout un tas de petits frères à mes articles, histoires qu'ils ne se sentent pas trop seuls, perdus en ce froid et morne désert wè-bique...

Enfin bon me connaissant, sachez qu'il ne faut pas attendre d'efforts trop héraklessiens de ma part non plus. Je vais me contenter de vous copier coller texto (ooouh, la méssante, elle ira en enfer !) une ancienne critique postée sur un ancien blog, du merveilleux animé qu'est Gankutsuou. Je viens de me reregarder les 24 épisodes qui composent cette série ô combien géniale et innovante, et me voici donc en légère rechute "superfanatique".
Allez, enjoy. Ne prêtez pas attention au début (révélateur de la précocité de mes mauvais penchants. Astaroth aura quoi se délecter de mon âme), comme je vous l'ai signifié précédemment, cet article a été écris pour un autre blog et il y a déjà un certain temps. Bouh.

Voilà longtemps que je n'avais posté.... Brrrm... Découvert de nouvel animé, je voulais dire ! Très longtemps. Trop longtemps, même. Le temps et l'argent me faisant défaut, j'ai surtout concentré les premiers mois de ma seizième année à parfaire ma culture littéraire classique. Et puis, voilà un beau jour que, comme à mon habitude, mes hormones de jeune femme vierge qui en a assez de l'être, me dilatent le coeur jusqu'à y faire entrer un nouveau personnage. Fictif, naturellement, mais si un de mes mâles lecteurs pense se rapprocher de son profil, qu'il me contacte diligemment, je lui en serait reconnaissante. Le fait est ici, que je suis en ce moment raide dingue d'Edmond Dantès, alias le Comte de Monte Cristo, et issu du roman éponyme de m'sieur Dumas. Un chef d'oeuvre, ce roman, soi dit en passant. Un bijoux au style poli, à l'intrigue resplendissante, merveilleusement tortueuse, et aux personnages aux multiples facettes, fabuleusement complexes. après le "choc" Monte Cristo, je me suis dans un premier temps empressée de me procurer d'autres livres du sieur Alexandre, et dans un second temps, de faire chauffer google et la wiki grâce à ces simples - et si beaux - petits mots clef : "Comte" "Monte" et "Cristo"... Et voilà t'y pas que je trouve - grâce à mon petit moteur de recherche adulé, qui constitue assurément la plus belle invention de l'homme après l'Internet, la littérature, les Arts et le lecteur MP3 - voilà t'y pas que trouve. Ou plutôt découvre, les yeux humides, émerveillés, remplis d'admiration, un fabuleux animé du nom de Gankutsuou. Adaptation libre, futuriste... Et niponisante du Comte de Monte Cristo. Au premier abord, le synopsis avaient pourtant largement de quoi susciter chez moi - qui suis une puriste tout ce qu'il y a de plus... Pure - au pire un profond dégoût, et au mieux une oppressante envie de rire, écrasée par le poids du ridicule de l'adaptation. Imaginez vous donc ? L'histoire se passe non pas dans une galaxie lointaine, très très lointaine, quoi que peu s'en faut, mais dans un futur très très lointain, ou le conservationisme et les modes du dix-neuvièmes sont dépoussiérées et remises d'actualité. Bénis soi ce futur s'il arrive un jour ! Quant à Mo-mon(te Cristo) le voilà transformé - le pauvre - en vampire galactique. Le château d'If devient une prison interstellaire. L'abbé Faria, une entité maléfique confinée aux confins de l'espace, mais possédant toutefois un petit lien de parenté avec les aliens de Sigourney Weaver étant donné que le voilà décidé à squatter le corps d'Edmond. La fin aussi a eu droit à son remix sauce "Japonisante" puisque notre bel héros y meurt, non sans être passé auparavant, aux yeux du spectateur néophyte, pour le grand vilain pas-beau de l'histoire. Quel comble. Voilà bien pourquoi il est toujours important de lire les oeuvres originales avant d'en savourer une adaptation quelle qu'elle soit. Sans oublier le fait - Plutôt original, et donc intelligent, puisque toute forme d'originalité, d'excentricité, ou de simple rejet des limites réduites du commun et de l'abrutissant quotidien confinent à la forme du génie la plus absolue : l'indépendance - Sans oublier le fait que l'histoire commence non pas par le débarquement du Pharaon - transformé pour l'occasion en vaisseau de l'espace - Mais par le séjour d'Albert (de Morcerf) et de Franz (d'Epinay) à Rome (Rome la Grande, la Puissante, la Rayonnante, est rebaptisée "Planète Luna" dans l'animé) pour assister au carnaval. Soit la deuxième partie du Roman. Edmond passe donc son titre et ses médailles de héros à Albert, fils d'un de ses ennemis, et dont le caractère à été terriblement simplifié jusqu'à devenir limitrophe de la niaiserie la plus aberrante (Et oui, nous sommes dans un animé japonais, et Albert, comme tout héros japonais, se doit d'être l'incarnation de la somme de toutes les formes de Stupidité humaine. Pas glorieux comme CV, mais bon, sinon, si on déroge on devient Faire Valoir ou grand méchant - ce qui n'est guère mieux) Le jeune de Morcerf, nous apparaît donc comme le grand héros cristallisant ainsi les qualités et défauts de tous ses prédécesseurs japonais, au mépris du personnage tel que le décris m'sieur Dumas. Naïf, au coeur pur, courageux, il se laissera pourtant séduire par un mystérieux aristocrate aux allures "Alucariennes" (Note : Alucard, est l'anti-héro-vampire d'Hellsing. Lisez son nom à l'envers, pour voir.) aussi peu dissimulées que les deux canines d'une anormale longueur qui pointent de chacun de ses sourires, le Comte de Monte Cristo sur le compte (Huhu ! Attention, jeu de mot stupide et puéril. Risque de contamination. Vous voilà prévenus) duquel courent de nombreuses rumeurs, et qui semble porter au jeune homme, un intérêt aussi vif et soudain que douteux. Voilà donc, le synopsis que nous propose la maison Gonzo pour cette adaptation de la perle littéraire que nous à laissé le sieur Alexandre. Uhuh, les adorateurs du roman original ont largement de quoi rire... Jaune. Ou bleu, plutôt, puisque telle est la couleur de la peau du Comte...

Bien. Et alors maintenant, j'en suis sûre, vous vous dites tous : Roooh ! La méssante ! Mais qu'est ce qu'elle a contre cet Animé ? Elle l'encense au début, et voilà que maintenant elle le démonte ! Elle est schyzo, ou quoi ? Si tel est le cas, moi je me tire... C'est peut être contagieux... ?

Mais non, non ! Ami visiteur ne part pas ! Suspend ta fuite, et reste ici m'écouter ! Il ne faut surtout pas considérer Gankutsuou comme une adaptation linéaire du roman original, mais plutôt comme une oeuvre à part entière, librement inspiré du chef d'oeuvre de Dumas. Ouf, ça va mieux, maintenant, hein ?… (D’autant qu’en matière d’adaptation insultante, Depardieu nous as refilé pire…)

Parlons maintenant de ce qui m'a attiré dans cet animé, alors que mon impression de départ semblait si mauvaise. Eh bien tout simplement les graphismes ! Magnifiques,originaux et innovants cela va sans dire. Le chara-design est des plus basique, mais enrichi d'une palette d'expressions propres à chaque émotion excessivement riche et ostentatoire. La colère, l'amertume, la haine, voir même la folie du Comte en deviennent palpables. Les vêtements et décors, quant à eux allègres bouillabaisses de 2D et de 3D, parsemés d'arabesques et de motifs aussi ondulants et chamarrés qu'arabisants, flamboyants exemples de tout ce que la technologie moderne de l'animation a à offrir de plus beau, envoûtants et nous plongeant au coeur d'un univers séduisant d'esthétisme; Vêtements et décors représentent le véritable point fort d'une animation ravissante d'innovation. Les motifs complexes et scintillants qui ornent vestes et cheveux n'épousent absolument les formes ni les ombres de ces derniers et semblent mû uniquement par leur propre chef, ce qui ne fait que rajouter une touche magique à l'onirisme des ambiances. Les musiques, quant à elles, n'en demeurent pas moins très belles - baroque et fantasque, et par là parfaitement adaptées à la série - Mais mon dictionnaire intérieur commence à être à court de laudatifs, et comme j'ai horreur de me répéter, je finirais ici avec cette conclusion : Je ne laisserait jamais d'admirer la belle gueule du Comte, soi la classe faite extra-terrestre.


P.S. Et puis, aller, pour nous faire plaisir à vous et à moi, une petite Amv trouvée sur youtube, et qui m'a beaucoup marquée :



Je rajouterais des images plus tard...

P.S. (bis) Je ne sais pas pourquoi, mais lorsque je relis cette critique, j'ai la désagréable impression que la maturité de mon style suit une évolution on ne peut plus régressive. Pitié, mes charmants lecteurs, détrompez moi, si vous tenez un tant soi peu à l'équilibre moral de votre bloggueuse favorite (petite voix *c'est malin, maintenant ils vont tous abonder dans le sens de ton caprice égocentrique*)

Bientôt dans vos bac, mèdames zéé mèssieurs

Talaa ! Pour vous et rien que pour votre bon plaisir, je vous délivre sans plus tarder une "priviou", comme diraient si bien nos pluvieux amis d'outre manche, de ce qui sera mon futur chef d'oeuvre. Ainsi, c'est donc un aperçu de mon premier dollmaker que vos petits yeux humides, éblouis par tant de magnificience, de maitrise et de génie créatif peuvent ici contempler, troublant vos âmes d'une admiration éperdue.
Et si je m'envoie autant de fleurs depuis tout à l'heure, c'est qu'il faut bien propagander un peu sa production, technique marketting, 'pouvez pas comprendre, de toute façon, vous faites pas d'économie, vous (et dieu vous en préserve, mes amis)



Les robes mériteraient leurs places sur les dos plastifiés des mannequins du London Dungeon tant elles offensent l'oeil de par leur cruel deficit esthétique, mais pardon, mon plaidoyer. Je les ait faites à la souris ! Comment ? Pas une excuse ? Les oekakis ? Y'en as qui maitrisent très bien le dessin à la souris ? Mais que diable, je n'en suis point, moi ! Je dessine comme un pied, et je m'en targue, na !
Bon allez, et comme tout ceci est d'un intérêt démentiel (je remarque que je dis ça à chaque fois... Grand dieu c'est dire si l'intérêt de ce blog est d'une sidérante vacuité intellectuelle) Je vous laisse avec mon chef-d'oeuvre. Dès que j'aurais appris à me servir de Flache, j'vous promet, vous pourrez faire bouger les vêtements et les appliquer à mon mannequin aux grands pieds (C'est pas gagné...)

Bien à vous
A tchao bonsoir !

Ps : à, offait-euh, les zamis, je voulais vous en parler dans mon précédent article, mais j'ai oublié. Concernant les actuels remous du long fleuve pas vraiment tranquile de ma vie. Eh bien devinez quoi, j'ai toujours pas mon attestation (je parie que vous n'avez pas eu le temps de deviner, mais zut. J'suis pressée, moi). Les fonctionnaires municipaux justifient une fois de plus leur répution légendaire de limaces paraplégiques. Mais bon, ils m'ont accordé un délais, à l'administration de mon lycée, alors ça va. Advienne que pourra. La suite au prochain numéro....

samedi 24 novembre 2007

Toute la miouzike que zaiiiiime-euh !

Bon, comme je n'arrive pas intégrer une playliste radioblog à ma barre de navigation, je m'en retrouve contrite à ça. Faire un article à la con uniquement pour poster un clip. Et rien d'autre. J'aime pas ça mais là, il fallait pourtant abso-lu-ment que je partage avec vous mon coup de coeur musical du moment
Tada-daaa



Wiii are ze monsteerrrze !

Du zoli rock, un tantinet sombre, bien rythmé qui donne envie de se déhancheeer . Et j'aime l'ambiance gentimment cauchemardesque qui se dégage du clip. Enfin surtout les passages où l'on voit le groupe en train de jouer dans des vêtements d'une classe certaine et qui ne sont pas sans rappeller le grand quatuor liverpoolois d'essence divine. Pour ce qui est de la fin, concernant la charmante mannequin au tit cul bien moulé qui se roule dans ce qui semble être du goudron (?), permettez moi très chers de m'en gausser quelque peu.
Par contre, un conseil les zamis, savourez ce morceaus et ne cherchez pas à en écouter d'autres de ce groupe sous peine de voir tous vos frêles espoirs brisés sans pitié, et donc d'être on ne peut plus déçus. Considérez en effet, que cette chanson là est assez différente de ce qu'ils font d'habitude. C'est à dire, alternativement, soit de l'emo (Sous entendu de la kloug. La culture emo m'horripile au plus haut point et que c'est pas demain la veille que je me ferais tatouer "I love my chemical romance" sur le bras.) soit du rock américain à la green day, uhuh, ce qui n'est guère mieux, voir ce qui est même pire oserais-je rajouter.
Brèèfeeuh. J'ai rien d'autre à dire. Mais je vous avais prévenu. Alors pshit. Je met des points partout. C'est parce qu'il faut. Que j'apprenne (eaurtograffe ?). A faire. Des phrases courtes.
Voilà....
Hum.
C'est pas pour dire, mais il est vraiment con ce blog.
Allez, j'arrète ici le massacre
Do Zvidanya, les gens

Pé-èsse : Tiens au fait, les apprentis Sherlock auront remarqué la zoulie bannière qui orne désormais le chef de ce blog, histoire de l'enlaidir encore un peu. J'ai assez galéré pour la mettre mais j'en suis contente.

mercredi 14 novembre 2007

Jarnicoton ! La fin de mon monde approche !

Salut à vous, ô admirateurs (démentir l'affirmation ci-contre s'apparante à un crime de lèse-majesté et est par conséquent passible de peine d'écoute en boucle du dernier single de tokio hotel jusqu'à ce que mort s'en suive. Z'êtes o-bli-gés de m'admirer. D'ailleurs c'est justement pour cela que vous êtes ici, non ? Parce qu'il faut aimer mon humour à 3 cunas virgule (58²+45/9)*78 et poséder en outre une importante prédisposition génétique à folie pour lire ce blog. Si vous ne respectez pas les critères, je ne puis vous conseiller qu'une chose, c'est de fuir)
Enfin tout cela - qui n'est en somme toute pas grand chose - pour vous dire que me voilà tout juste revenue d'une partie de chasse au trésor dans ma ville durant laquelle j'ai fortement ressenti mes penchants Lewiscaroliens les plus insoupçonnément enfouis aux tréfonds de mon être. Le trésor quant à lui, c'était en fait une attestation de rescencement; et l'île au trésor la mairie de mon trou paumé - Seul bâtiment au passage à être pourvu d'une architecture décente estéthiquement parlant, quoiqu'un peu kitsch et un nuage de lait dans mon Earl Grey à moi aussi - merci madame. Je m'en vais donc à l'instant, pour votre plus grand bonheur, vous conter en un joyeux bordel d'un lyrique que n'auraient à renier ni Racine ni Margaux, l'épique et captivant récit des moults pérégrinations qui furent miennes en cette charmante matinée de Novembre, aussi froide qu'une Nuit de Décembre quoiqu'un peu moins propice à l'introspection ni à la schyzophrénie - n'en déplaise à Musset.

Bon.
Okèèè.

J'arrête de digresser et j'y vais. Je disais donc que... Ah, non, avant toute choses encore une (de chose, CQFD) Je suis une bande de moules crues paraplégiques du neurone. Ou à tout le moins j'en ai le Q.I. J'allais oublier de vous poser le contexte de mes fabuleuses aventures. Bon alors là, si vous ne vous êtes point encore enfui en prenant vos jambes, vos bras, vos mains, vos reins, votre, langue, larynx, coccyx, estomac, oesophage, encéphalle, miocarde.... A votre cou (c'est vrai quoi, pourquoi ne prendre *que* ses jambes. C'est pas pratique pour manger, après, si on a oublié sa bouche sur le lieu du crime. Tralalala. Je suis folle et Sultane, mon araignée domestique au centre de gravité inversé aussi) Bref.. Ah oui, le contexte. Courage, je vais y arriver, je le peux ! Sachez donc vous, ô collégiens zé apprentis lycéens qui passez dans le coins (je ne m'adresse pas aux terminales ni aux ex-bacheliers car ceux savent bien quel genre de contraintes sadiquement ('tiens, me fait penser que je suis en trai nde lire un bouquin de Sade, l'un des plus connus, avec Justine ou les malheurs de la vertu, et qui s'intitule La philosophie dans le boudoir. Bref, comme le titre est assez sybillin en lui même je vous ferais part d'un disséquage complet en fin de poste si j'en ai encore le courage et si, surtout, je ne me perd pas en passant de la poule à l'anêsse, suivant tant bien que mal le court méandreux des digressions filandreuses de mon esprit chartreux (il me fallait une rime...). Ce qui me semble à ce point de mon récit fort compromis. Enfin on verra, hein, et on ira tous au paradis, aussi. wéééé.)) Bref, j'en était à seconde parenthèse dans la parenthès sur les contraintes inventées par des fonctionnaires frustrés pour enquiquiner les pauvres petits élèves de terminale que nous sommes. Le rescencement militaire.
Qu'est ce donc que ce rite barbare ?
Non, rassurez vous, ce n'est pas une sorte messe noire au fond d'un cimetière grec glauque où l'on sacrifie des pré-ados à la gloire d'Arès. C'est juste un truc qui nous permettra de passez notre JAPD (en remplacement du service militaire obligatoire depuis jeséputroquand) Youpie, j'en trépigne d'impatience comme vous pouvez le constater. Hum. Donc, mais malheureusement, cela serait trop simple. Ce môdit rescencement (puisse la peste s'abbatre sur la famille de son instaurateur jusqu'à la 74521864ème génération plusse les branches batardes) nous est également obligatoire si nous voulons êtres inscrits au baccalauréat. Pas d'attestation de rescencement, pas d'épreuve. C'est bête c'est simple, comme se plairait à ajouter madame philo. Pour obtenir ce précieux laisser passer, il nous faut donc nous faire rescencer à la mairie. Jusque là rien de bien transcendant. Naturellement nos amis professeurs nous avaient prévenus un mois à l'avance de l'absolu nécessité de cette formalité administrative, de sorte à ce que nous ayons devant nous tous le temps requis à la complétation de cette broutille de paille. Mais, tout aussi naturellement, songez vous, mes lecteurs, que je me sois empressée, sitôt informée, de me faire délivrer la précieuse attestation comme une fille normale, sensée, cartésienne, rationnelle voir austère, se serait empressée de le faire ?
Non ?
Bien joué, vous gagnez le million ! N'empêche, c'est fou comme vous avez appris à me connaître en même trois articles de blog. C'est comme si on avait gardé les mammifères domestiques, ongulés, de l'ordre des suidés ensembles.

C'est ainsi que plutôt que de me débarrasser diligeamment de cette damné histoire de rescencement, je laissai une précieuse semaine de vacances s'égrener sous mes yeux en gladages inutiles, avant de réaliser ce matin même, que la fatidiquement fatidique échéance des inscriptions au baccalauréat arriverait à son terme lundi prochain. Oh rage, Oh desespoir, hOrreur et putréfaction ! Je n'avais alors point connaissance des délais nécessaires à la délivrance de l'attestation ! Bien sûr, je les ait appris plus tard, à mon plus grand dam, d'ailleurs, mais pour l'heure je songeai que je ferais mieux - pour employer le langage profane, mais pardonnez moi, en ma qualité de pauvre petite scribouillarde acnéenne à pendants fangirlisants pour D et les M&M (Dumas, Maupassant, Musset, silvouplèèè), je ne puis m'octroyer d'autres droits que celui à parler comme la profane que je suis. Et pour conclure cette simili-parenthèse, je vous ferais part de cette considération hautemment intellectuelle et poiremment réfléchie : Sniiiif - de m'agiter le popotin que j'ai gargantuesque avant de *bêtemment* rater mon bac au sens littéral du terme. Or, du bônheur dans mon mâlheur, il se trouvait justement que je finissait les cours à 10 heures ce matin pour ne les reprendre qu'à 14 heures. 4 heures de battement, donc, si vous savez compter, pour me rendre à la mairie et en finir aunneceuh ende forre aule. Admirez l'accent. Je vous fait grâce de l'heure perdue en trajets divers et surtout variés : lycée-maison-mairie-maison-mairie-maison. Une fois arrivée, j'ai été acceuillie par madame Brutora Pitbull l'hôtesse, ainsi surnommée pour avoir et la dégaine l'affabilité du sus-nommé canidé. Je fut informée de fort aimable manière qu'il me fallait munir d'une carte d'identité et de mon livret de famille pour effectuer l'opération de retrait désirée. Ben, voyons. Comme je n'ai pas pour habitude de me promener avec mon livret de famille ni ma carte d'identité dans mes poches, pas plus qu'avec une demie-livre de réglisse mâché, ni un tentacule rose de poulpe bleu, je me suis trouvée contrainte, contrite, compactée et compassée de retourner chez moi chercher mes ustensils. Puis je suis revenue à nouveau à la mairie me faire enregistrer à l'Etat civil. Entre temps, j'ai appris qu'il faudrait 10 jours à mon attestation avant d'être signée par un élu (?) et eu droit de la part de Brutora, au traditionnel sermont à la sauce fallaitvousyprendreplustôt, sous tendu par le sempiternel refrain Ah, les jeunes de nos jours ! Et les jeunes d'autrefois, alors ?
Ce fut sur cette interrogation hautement métaphysique que je revint présenter mes document à mademoiselle Etat-civil, moins blasée que sa consoeur, et qui eut la gentillesse de compatir à mon triste sort. Alors si un jour vous passez ici, merci, mademoiselle Etat Civil, votre amabilité ô combien appréciée, à défaut de m'être d'une quelquonque utilité dans mes démarches administratives, m'aura au moins permi de passer une matinée moins pourrie que prévu.

Enfin allez, ne soyons point pessimistes. Si tout va bien, L'élu nommé désir devrait faire un arêt à la station "mairie d'Oullins" samedi pour signer toute la paperasse dévolue à son rôle. Avec un peu de chance, donc, j'aurai mon attestation avant lundi. Naturellement, il pourrait également se produire d'ici à samedi tout un amoncellement d'incidents, de frondes et de flèches placé sur mon chemin par la fortune outrageante - comprenne qui pourra, et qui Shakespeare connait bien. Par exemple, monsieur l'élu pourrait recevoir un appel de sa mère lui annoncant que kiki le caniche à récemment défuncté, et, brisé de douleur par la perte, se suicider en finissant le paquet de croquette Royal Canin laxativé à demi entamé de feu son compagnon. Ou bien alors les extra terrestres pourraient débarquer et l'enlever sur la route de la mairie. Enfin, ne nous perdons point en conjectures. A partir de dorénavant et jusqu'à samedi, je suis Pangloss réincarnée (en espérant que mon optimisme me rapporte tout de même plus). Et malgré tout, si je ne parvient pas à obtenir la tant désirée attestation et conséquemment, à m'inscrire au baccalauréat dans les temps, je m'engage à faire la grève de la faim jusqu'à ce que le rectorat ne décide de m'accorder une dérogation. Ah mais non mais !

Sinon voilà, c'est tout. Finalement, je n'ai pas le temps de vous parler de Sade vu que je dois retourner au Chateau d'If (traduisez le lycée, pour les (temporaires) non membres de la secte Dhumaniste) dans 5.. 4...3...2...1. Maintenant. Au pire, vous savez ce que je vais faire ? Je poste maintenant et si je suis motivée en rentrant, à 18 heures, j'éditerai mon article.

Allez, Do Zvidanya les gens !

vendredi 2 novembre 2007

Oooooh, dis maman, et ça, c’est quoi ?

… « ça ? C’est un article sur le blog d‘Iris, mon chéri.
- Et c’est qui, Iris, maman ?
- Iris, mon chéri ? C’est la plus conne de toutes
les déesses de l’Olympe. Dépressive comme la petite pétasse égoïste qu’elle est et dotée d’un Q.I. d’acarien mort. »

Bref, allez c’est pas tout ça de s’auto-envoyer des fleurs, mais j’ai un article à poster. Comment ? Nooon, moi, ravagée du neurone ? Mais comment donc, mes chêêêrs c’est la plus têêêribeulle des véritées Vraies de ce monde pourtant pétri d’hypocrisie sur socle de mensonges. Eh ouaip, j’ai plus toute ma santé mentale. Ni même toute ma santé tout court. Et en plus je suis qu’une sale indigne. Sisi, ça fait un mois que j’ai commencé ce blog, et à peine le premier article pondu, je vous ai déjà abandonnés, seuls, livrés à vous-même en cette florissante jungle sauvage qu’est internet, sans même le minimum syndical d’un kit survie. Pardon ! Je suis désoléedésoléedésolée. J’ai pas d’excuses valable, puisque de toute façon, même les vraies raisons de mon lâche abandon sont bidons. C’est-à-dire que je déprime un peu beaucoup. J’ai beaucoup plein de trucs à faire, mais je les faits pas parce que je préfère me morfondre sur mon sort et me livrer au remplissage de morve de pauvres petits kleenex innocents. Bref, de me comporter en petite pétasse égoïste quoi. D’où le brillant dialogue en incipit. Enfin bref, tout cela est on ne peu plus passionant, et d’ailleurs, je sens que ça vous captive. Allez, on enchaîne. Pour me faire pardonner de ma si longue absence, je vais vous poster un ou deux dessins à moi. Même si de toute façon, vu le nombre de visites que je reçois (ne pas se fier au compteur d’à côté, il compte les « pages vues », et non les « visiteurs ». C’est-à-dire qu’à chaque fois que vous actualisez la page principale de mon blog, vous êtes comptabilisés parmi les nouveaux visiteurs.) Je sais pas pourquoi je prend la peine de ranimer mon grand corps malade de blog.
Oulàh. Terrible.
Bon, d’accord, et si j’arrêtais de me plaindre, maintenant ?
Ok ?
Allez, les gribouillages du jour. Enfin de la semaine. Non, du mois ! D’ailleurs à ce propos, à partir de maintenant, je crois que je vais essayer de poster un article mensuel. Et au pire, si je ne trouve rien à dire, je vous posterais mes dessins, hein ?.

Allez, le premier, soit les méfaits d’un 457825ème visionnage d’Autant en Emporte le Vent sur l’esprit d’une petite dinde acnéique, écervelée et pucelle (c’est-à-dire moi)


Notez que, dans un soucis de réalisme absolu, j’ai prit la peine de me dessiner telle qu’elle, avec mes boutons plein la gu*biiip* le visage, pardon. Sisi, vous voyez, tous les points rouges qu’ont dirait un champ de coquelicots miniature.


Maintenant le deuxième, avec Dumaaaaas et Dantèèèèès *mode groupie absolue*
Notez que la colo n’est pas finie, mais, bon, que voulez vous, hein ? ‘Faut pas trop m’en demander, à moi, aussi, hein, non plus….



Encore Dantèèèèès (Hiiiiiii ! Prend moi dans tes bras et enlève moi, ô prince immatériel de mes phantasmes les plus honteusemment pervers !) Mais en plus réaliste, cette fois. Inspiré des illustrations de l'édition originale.




Maintenant, un vieux (au moins deux ans) mais que j’adore. En fait, c’est même probablement mon dessin préféré parmi tout ceux qui hantent mon carton jusqu’à aujourd’hui.




Et pour finir, un récent, mais que j'aime aussi :



Sinon, j'ai découvert le groupe yaponais "Moi dix mois" fondé par le leader de l'ex Malice Mizer. C'est très chouette. Très dark attitude, c'est à dire grosses guitares sur fond d'orgue symphonique, agrémenté dans les clips, de vampires coiffés comme s'ils sortaient d'une série d'expériences avec l'electricité, de faux sang, et de jolies chemises blanches à jabots qui volent au vent (j'veux les même !) . A consommer avec modération, donc, mais parfaitement digeste. Et puis samedi dernier, à la Fnac, j'ai aussi craqué sur le requiem de Wolfiee (Traduisez Mozart, pour les non-initiés) dirigé par Harnoncourt. Sang du chriiiist j'adoooowwre ! C'est beau, c'est vibrant, c'est exalté, c'est... C'est... Bref, chaque fois que j'écoute Dies Irae, j'en ai des frisson du bout des orteils jusqu'au haut du crâne.



Allez, voilà, c’est tout. Je pourrais continuer à vous raconter ma vie, mais elle est pas intéressante, ces derniers temps, alors c’est même pas la peine.
Bien à vous, mes chers lecteurs fantômes, saluez donc Catherine et Heathcliff de ma part (Enfin surtout Heathcliffichounet, hein !) Tiens, au fait, ça me fait penser que je suis en pleine rechute de Kate Bushisite. J'écoute en boucle la chanson Wuthering Height et j'aime. Cette chanteuse a vraiment une voix en or. Vibrante, claire, aigue, pointue comme le tintement d'une cuillère à capuccino Auchan contre un vase Ming de cristal (métaphore idiote s'il en est, ahlala, le manque d'inspiration, c'est terrible). Surtout sur le refrain, quand elle chante "Heeeaaathcliiiiff, It's me, Cathy, I've come hooome". ça aussi, ça me fout le frisson des pieds à la tête. Mais en fait, c'est peut être aussi parce que je suis enrhumée, que j'arrête pas de frissonner ? Hum, la question est intéressante, et mérite un débat ultérieur.
Allez, Hasta la vista, ninos !(Genre je parle espagnol alors que je dois plafonner à 10 de moyenne dans cette matière honnie)


P.S. Demaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin De Cape et de Crocs 8 !
Yeeeeeeeeeeeeeeeeeeaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhh
Goûtons ensemble un dernier instant de bonheur et de joie exaltée, avant de nous quitter (rime à la con.)

samedi 6 octobre 2007

Good morning starshine, the earth says hello

Bien le bonjour mes amis, ou bien le bonsoir, selon la position de ce charmant Phébus de par chez vous à l'heure ou vous lisez ces lignes d'un intérêt fort douteux au lieu de vous consacrer à d'autres activités autrement plus enrichissantes et utiles, comme changer la face du monde. Ici, ce truc, c’est donc mon blog, crée alors qu'il pleuvait dehors, en ce joli mois de Ma...Octobre, et que je m'ennuyait profondément en surfant sur ze internet. Voilà. Allez, place à la poésie.




Il fait moche dehors, le ciel est gris. Une légère et glaciale bise estivale fait s'agiter les feuilles des arbres au bout de leurs branches décharnées. Ils sont rares, ces arbres, d'ailleurs. A peine un ou deux, planté dans un petit caisson de terre le long des trottoirs tous sales et tous gris. Je les regarde un peu avant de lever les yeux au ciel. Je ne pense à rien, je rêve juste un peu. J'ai froid, et je me demande si les nuages aussi ont froid, ou bien si leur relative proximité du soleil suffit à les réchauffer. J'aimerais bien pouvoir le vérifier moi même. Un gros filet de fumée noire s'échappe d'une longue file de voiture. Le vent lui inflige toute sorte de torsions langoureuses, le pétrit en long serpentin opaque, qui s'échappe en dansant au milieu des cieux, jusqu'à disparaître totalement. Et je me retrouve seule. Au milieu du bruit. Au milieu de la grande ville. Je me hisse sur le socle d'une statue de St Exupéry. Le temps en a rouillé les membres, érodé les angles si bien que le nez et les doigts ne semblent plus que d'inidentifiables bosses rondelées. Les pigeons se sont allègrement chargés de repeindre le haut du crâne et les épaules décolorées, d'une couleur jaunâtre particulièrement abjecte. Mais je m'en moque. La statue, je la trouve belle, parce que celui qu'elle représente est grand d'esprit. Lui, il doit savoir si les nuages ont froids ou non. S'il leur est possible de toucher le soleil, d'en dérouler les rayons pour s'en draper, le soir venu, et conférer à leurs rebords cotonneux, un fin liseré brillant, aux reflets mordorés. Dans le fond, oui, c'est bien ce qui se passe chaque soir, lors du coucher de soleil. Même si je ne puis jamais le voir de mes yeux, à cause des grands immeubles qui me bouchent la vue. Des lampadaire précocement allumés dont la lueur synthétique terni de son jaune chimique, l'éclat des flots d'or déversé par le soleil mourrant. A cause de la pollution, aussi, qui noircit tout, de la chaussée aux nuages. Et surtout à cause du bruit. Des tumultes des conversations, des babillages, des commérages, des klaxons, les moteurs qui ronflent, les automobilistes qui s'insultent joyeusement. Tout cela trouble ma concentration, et je n'arrive plus à apprécier la beauté du crépuscule. Tous nos sens sont liés, la vue, l'ouie, l'odorat, sont autant de chemins différents mais complémentaires, pour nous aider à parvenir à un seul et unique but. La paix. La contemplation béate et oublieuse des beautés de la natures. Beautés que la ville m'empêche justement d'apprécier. D'ailleurs, en ce moment, la Brune commence à venir. Ce soir, sa robe sera simplement noire de jais, je le sens. Pas de paillettes, étoiles scintillantes, pour rehausser l'éclat de ses yeux argentés. Je songe qu'il me faut rentrer, mais je suis bien. Toujours assise à l'ombre de Grand Prince, je recommence à rêver. En dessous de moi, un chien un peu miteux, au poil disparate et dru, renifle le socle sur lequel je suis assise. Il semble prêt à le consacrer sa propriété par la solennelle cérémonie du lever de la patte et ce qui s'ensuit. Il n'a pas de collier, mais un large anneau d'une peau beige et plissée mise à nue à la place. C'est un peu une façon de montrer que sa maîtresse, c'est la rue. Elle et son cortège de privations et de maltraitances l'ont marqué jusque dans sa chair. Il renifle encore, puis prend l'air de se rendre compte que la propriété est privée, alors il s'en retourne en trottinant. Et moi je le regarde, et je me sens bien. Moi je suis au dessus de tout ça. Du chien perdu à moitié lépreux, du caniveau tout gris par lequel ruisselle un filet d'eau sale, chargé de détritus malodorants. Au dessus du trottoir crotté, du bitume jonché d'ordures, de la peinture écaillée à demi effacée du passage piétons. Passage piétons. Moi je ne suis pas piétonne, je vole. Je grimpe sur l'épaule de St Exupéry en m'appuyant sur la tête du petit prince. Déjà, on respire mieux, loin du sol, l'air est un peu moins acide.
Les nuages me paraissent plus blancs. Ils s'étirent paresseusement dans les cieux crépusculaires, tels de longues bandes de coton qu'une main invisible - peut être celle de dieu - s'amuserait à étirer à l'infini
jusqu'à n'en plus faire que de diaphanes et filigranes fils de laine. Je pose un pied sur le premier nuage. Il est encore assez épais pour supporter mon poids. Le vent souffle plus fort. Il fait s'agiter sur mes épaules, les pointes bouclées de ma chevelure. Je pose le deuxième pied sur un autre nuage, et j'entreprend ainsi l'ascension des cieux. Je voudrais toucher le soleil une dernière fois avant qu'il ne s'en retourne au delà de la ligne aux reflets moirés de l'horizon, pour éclairer une autre face du globe. Mais c'est trop tard, lorsque je me dresse enfin sur le dernier nuage, l'astre a disparu, et je suis seule au milieu de la nuit. Tout autour de moi est noir. Il n'y a même pas d'étoiles pour éclairer un peu mon chemin. Mon nuage commence à se dissiper pour se fondre avec les autres brumes glacées de la nuit. Je le sens s'étirer sous mes pieds. Je perd l'équilibre. Il se dérobe, et je tombe. Je tombe. Je tombe.
Et puis je me réveille.




Comme vous l'aurez donc compris, mes camarades, je viens de la plus merveilleuses des villes de France, celle du cinéma, de guignol, des gones, des champions de France, du grand Prince, de Jean Moulin, etc. C’est à dire Lyon. Mais j’habite en fait un tout petit patelin relativement obscur situé à 30 minutes à pied de la ville natale de St Ex, avantage non négligeable qui me permet de profiter de tout ce qu'une grande ville a à offrir en matière de loisir et de service, le tout sans les inconvéniants.
Et puis, c'est pas pour dire, mais habiter un trou pourvu d'une seule et unique librairie pour 10000 habitants ou kekchose du genre, ça a aussi de bons côtés. Surtout quand le libraire commence à bien vous connaître et vous fait de petites ristournes et de gros clins d'oeils de temps en temps. D'ailleurs, pour les clins d'oeil, c'est bien dommage qu'il soit trop vieux pour moi, et que de toute façon, mon coeur soit déjà pris par un autre amour impossible (normal, l'est mort il y a deux cent ans, et quand bien même, il a jamais existé), parce que je le trouve plutôt mignon.

Bon allez, et maintenant, on va faire un truc un peu moins "poésie de goutière à même pas trois centimes" et un peu plus concret.
Moi c'est Liria, ou Iris, comme la déesse grecque ou la carte fidélité "Champion", c'est comme vous préférez. Mon âge, on s'en moque un peu, mais pour les désespérés de la vie, ceux qui sont en phase terminale d’emmerdement profond, et autre pédophiles en vadrouille sur la toile, vous pouvez aller voir sur mon profil. Même si dans le fond, vu toutes les bêtises nunuche que j'écris depuis tout à l'heure, vous avez compris que j'étais encore en phase terminale de ma crise de "romantisite aigue". Je me passionne... Que dis-je j'idolâtre, je sanctifie, mes propres icônes païennes. Parce que je suis chrétienne, mais pas pratiquante, et que ma religion à moi, c'est le "Dhumanisme". C'est à dire la doctrine qui place Alexandre Dumas (le père) au centre de toute choses, y compris l'univers. Ou a tout le moins mon univers.
Je suis dépressive chronique, par cycles réguliers, lectrice boulimique pour combler le graaaand rien affectif de ma vie, scribouillarde anorexique, tête en l’air patentée sortant de son doctorat à l’école nationale de la rêvasserie inutile, fan girl maniaco-idolâtre de tout ce qui touche à l’isle d’Outre-manche, mère patrie de shorleck moles des Beatles, du punk et des petits pois à la menthe; pianiste feignasse mais adoratrice de Beethoven et autres Alfred Chopin (private jock), dessinatrice de génie, grande adepte de l'ironie bas de gamme (cf, mon trait de caractère précédent, concernant mes talents de dessinatrice), admiratrice des vieux films et des vieux acteurs des années 30 - 50 (Gable et Bogart, mes amûrs) fleur bleue, rêve à l'amûûûûr en secret tous les soirs mais se moque allègrement des amoureux dans la rue, peut être par jalousie, et jette de façon systématique tous les garçons qui l'approche, peut être par recherche de la perfection. Mon homme idéal à moi serait un savant mélange de Cyrano de Bergerac pour l'esprit, d'Edmond Dantès pour la grandeur, d'Alceste pour le côté misanthrope comme moi, de Mister Fogg pour le flegme, de Valmont pour le côté séducteur, et tant pis si je dois me faire jeter après, et enfin, de Delacroix pour le physique et le génie pictural. Ouip, je suis exigeante, et c'est pour ça qu'en *biiip* années d'existence, je suis toujours célibataire. D'ailleurs au fait, si l'un de vous, mes mâles lecteurs, pense se rapprocher au plus près des critères, contactez moi le plus dilligement possible, moi et le trou noir, l'aimant, le syphon qui me sert de coeur, nous vous en serons extrêmement recconnsaissants.
J'aime plein de choses, comme écarteler les fourmis dans ma salle de bain, le capuccino dégueulasse Aucha - allez savoir pourquoi, gribouiller "vive Iris" sur les cahiers de mon petit frère, mâchouiller du chewing gum (tutti fruti fore aiveure), écouter de la musique en imprimant à mon corps un violent mouvement de métronome de gauche à droite qui me fait passer pour une folle trisomique auprès de tous les invités, mettre des robes ultra-décoletées pour faire crier ma mère et se retourner les garçons dans la rue (Chuis une rebellzzz, anarchie powa!), faire de ma vie un immense sketch comique en l'émaillant ça et là d'anecdotes stupides découlant de ma déconnection quasi-totale d'avec le monde qui m'entoure, prendre des bains de trois heures en rêvassant, gagatiser des heures durant avec ma meilleure amie sur le génie de Rostand et me battre à coup de vers avec elle pour les faveurs de Cyrano, écrire des bêtises romantiques toutes pompées à Musset sans lui arriver au quart de la moitié du seizième de la cheville, me morfondre dans ma médiocrité artistique en jalousant les génies comme Rimbaud ou Ducasse, scribouiller n’importe quoi pour tout supprimer sauvagement ensuite, déprimer en mangeant mes barres de chocolat, trempées mes capuccinos, me moquer de l’accent de Marie la chaussure, québequoise pure et dure s’il en est... etc...etc... A noter aussi que je ne peux absolument survivre sans mes nourritures spirituelle, j’ai nommé les bouquins (avec au panthéon de mes dieux : Dumas (Nan, on s’en serait pas douté), Maupassant notre maître à tous, Poe, Baudelaire, Dickens, Verne, Ducasse, Chateaubriand… etc… Liste non-exhausive, et qui s’agrandit de un environ toutes les semaines). Côté pictural, j’vénère grave Delacroix et Géricault, et Friedrich, et Leighton (rien que des rôôô(minet ?… Nan ! Mantiques !)) à cause de que parce que leurs œuvres elles déchirent et elles me font kiffer pas la vibes mais la vie.
Et je n'aime pas plein de chose non plus, comme Zola qui me donne de violente crises d’allergie, la mayonnaise au ketchup d’ED, le pire des outrages jamais infligé à la musique après le rap américain, j’ai nommé Tokio Hotel, le foot, les skyblogs pas customisables, noirs et rouges avec des coeurs, des caractères illisibles et des roses noires ensanglantées; la secte du culte du dieu cellulaire (les portaibeule in quebequois), la pouffe de la pub pour l’oréal VIP, et puis aussi mon physique de poupée barbie silliconnée. 150 - 30 - 150, c'est à dire gros seins, taille de guêpe anorexique, et gros cul. Je suis difforme, mais j‘assume pas. Dieu (pas Dumas, l’autre, là, çui qui a dit à la pucelle d’Orléans d’aller bouter les angliches hors de France. Je ne donne jamais rien à la collecte, le dimanche à la messe, juste à cause de ça.), donc dieu, il a cassé son moule avant de m’y jeter, et j’espère qu’il n’a pas eu le temps de le réparer pour le suivant. Ça me rassurerait de savoir que je ne suis pas le seul modèle défectueux sur terre, même si mon alter-ego est peut être un russe serbo-croate fan de football. J'ai aussi un visage de bibendum, transformé en ce moment en champs de bataille pour le dantesque affrontement des armées point noir et acné juvénile.
La bataille fait rage, messieurs dames, qui l'emportera le territoire? Quel suspens, diantre ! Je n’en croit pas mes mirettes ! Ouaip, c'était nul, mais je déprime, alors faut pas non plus me demander d'être drôle. J'ai des yeux jaunes de chat, ou de sorcière, c'est selon l'imagination de celui qui me décrit, j'ai des culs de bouteille, des cheveux bruns filasses, la parfaite panoplie de l’intello binoclarde de base, un teint de vampire albinos qui aurait passé 500 ans de sa vie prisonnier des glaces de Sibérie.
Et ce sera tout, bonne fin de journée à vous, très chers.

Voilà. Ouhlà, c'était bien long, toussa toussa, dites moi mâdâme. Et puis il faut bien l'avouer aussi, entre nous, cette introduction des plus douteuses sur ma petite personne, toute pétrie de digressions et de mots très barbares, était quelque peu pathétique. Je vous laisse juger vous même.

P.s. L'image qui, je le trouve, colle admirablement bien au sujet de cet article (Un magnifique personnage tout de blanc costumé dans la plus pure mode Louis XIII, feutre et fleuret au poing, s'inclinant vers nous nous en guise de salutations dans une attitude exudant l'élégance et le charisme. Vous n'avez aucun moyen de le savoir alors je vous le dit, moi, c'est Cyrano de Bergerac, le gascon gassendiste au cartilage nasal chatouilleux, à la verve inépuisable, au charisme sans pareil, prince de mes fantasmes) est comme indiqué la couverture du huitième tome de la plus merveilleusement mirifique bande dessinée du monde, de l'univers, voir du multivers (je précise que je n'ai jamais réussi à finir de lire les cycles de Morcook, et que je me suis arrêtée au premier tome d'Elric), à savoir la bien et sus-nommée de Capes et de Crocs. Soit une petite perle que vous devez absolument connaitre et que donc, par conséquent, dans ma grande mansuétude pour ne pas laisser vos âmes impies errer sur les chemins tortueux de l'ignorance, je vous présenterais un peu plus tard.

Re. Ps. J'ai envie de changer le fond de mon blog, et pis aussi la petite phrase en fin de message "publié par" histoire de rendre toussa un peu plus personnel mais j'ose pas. Put*biip* de me*biip* je trouve pas comment on fait ! Langage HTML, je te hais, je t'abhorre et je maudit ton créateur jusqu'à la 199785ème génération ! D'habitude, j'arrive à faire des trucs sympas avec toi, mais là, sur blogger tu m'es aussi clair que de l'huile de vidange dans un verre d'encre. Alors vous mes lecteurs, z'allez devoir attendre encore un peu avant de découvrir ce que mon imagination tordue vous à concocté comme customisations pour mon pauvre blog nouveau né.

Bien à vous. Que dieu et Dumas vous gardent.